De quel monde voulez-vous pour demain ?

Je m’étais toujours promis de ne pas parler de politique ici ni sur les réseaux sociaux, premièrement car ce n’est pas un sujet qui m’intéresse particulièrement car je pense que les grands changements n’émaneront pas forcément d’en-haut… mais aussi parce que c’est un thème compliqué à aborder, propice aux polémiques, qui divise (on l’a trop bien vu sur la toile ces derniers temps !) et puis chacun est libre de penser comme il le souhaite.

Mais quand même, avec cette campagne électorale et toutes les réactions qu’elle suscite, je me dis qu’on est tombé bien bas, qu’il est temps de faire quelque chose et d’ouvrir les yeux. Alors rassurez vous, je ne vais pas vraiment parler politique, enfin un peu si mais pas que… j’ai surtout envie de partager avec vous mon cheminement sur ma vision du monde, de la société capitaliste actuelle, de notre condition d’être humain, la manière dont tout cela va évoluer et avoir votre avis, échanger, faire avancer le débat.

Pour vous planter un peu le décor, je suis issue de la classe moyenne, j’ai donc eu une enfance très heureuse et insouciante mais imprégnée de valeurs fortes autour du travail, du mérite, de la loyauté et de l’authenticité. Mes parents ont gagné leur « statut » à la sueur de leur front comme on dit, devant s’assumer seuls avant même leur majorité, n’ayant bénéficié d’aucun avantage ni aucun soutien. Ils ont construit leur maison eux-mêmes, brique après brique, mon père a repris ses études alors que j’étais bébé et faisait des petits jobs à côté pour subvenir à nos besoins. J’ai toujours été très fière de cela, de leur parcours, de leur relative « réussite » alors qu’ils n’avaient aucune carte en main au départ, et des valeurs qu’ils nous ont transmises… et je peux vous dire que j’en avais gros sur la patate lorsque je me faisais traiter de « sale privilégiée » à l’école parce qu’on partait aux sports d’hiver tous les ans !

Au moment de choisir mon orientation au lycée, j’ai suivi une voie « classique » en regardant plus les débouchés que mes goûts, mes aptitudes personnelles, mes envies, ma vocation… Vocation ? je crois même que c’est un mot qui m’était inconnu, j’aspirais surtout à rendre mes parents fiers de moi, à suivre leur modèle, eux qui plaçaient d’ailleurs beaucoup d’espoirs en moi, la « douée à l’école » de la famille.
J’ai commencé ma carrière dans des start-up où je m’éclatais et où l’ambiance était géniale, mais que j’ai vite quittées car les perspectives d’évolution n’étaient pas assez rapides. On peut dire que j’avais de l’ambition, même si celle-ci n’était pas très agressive car je ne suis pas d’un naturel compétitif #teambisounours ! J’ai donc changé plusieurs fois de boîte, j’étais dans un métier porteur, j’avais un joli statut cadre et la mutuelle qui va bien, un salaire renégocié à chaque nouveau job.

En même temps, j’ai commencé à m’intéresser à l’entrepreneuriat (dont j’avais eu une courte expérience en début de carrière), je lisais beaucoup sur le sujet, j’étais fascinée par certaines réussites personnelles notamment sur le web. Je me désolais de constater à quel point la réussite était mal perçue en France, j’encensais la culture anglo-saxonne bien plus libre et positive, je lisais des livres de développement personnel en me disant « pourquoi pas moi ? ».

À ce moment là, je travaillais dans ce qu’on peut appeler une « grosse boîte » dont j’ai découvert tous les travers : flicage, manque de considération, coups bas, harcèlement, burn out, travail peu intéressant, abus de biens sociaux, manipulations, licenciements, léchages de bottes, requins aux dents longues. Et là je me suis dit « tout ça pour ça ? », c’était donc ça mon « graal » ?! Je venais d’avoir mon premier enfant, et j’aspirais clairement à autre chose

Je vous laisse imaginer de quel côté allait mon vote pendant cette évolution, j’étais en plein dans la société de consommation, contente de faire partie de cette classe moyenne qui paie beaucoup trop d’impôts ! Mais je pouvais m’acheter ce que je voulais, de jolies marques, je voyageais, sortait, allait au resto (presque sans compter). Je bossais beaucoup aussi, j’avais pas vraiment le temps de réfléchir, un peu comme un hamster dans sa roue (ce que les américains appellent la « rat race »).

Et à un moment j’ai dit STOP, j’ai quitté cette petite vie confortable mais vide de sens avant de me perdre vraiment, de manière un peu brutale, sans l’avoir assez préparé… et ce fut salvateur mais compliqué (ça l’est toujours d’ailleurs !). S’en est suivie une vraie quête de soi, beaucoup de remises en question, des hauts et des bas, des peurs, des crises, des lumières et beaucoup d’obscurité. Mais également une sobriété subie, qui a débouché sur une remise en cause du système, de ses absurdités, une grande réflexion sur un nouveau mode de vie. La suite vous la connaissez si vous me suivez depuis quelque temps, tout ça a abouti à un style de vie plus vert et respectueux, la décroissance choisie, la réduction des déchets, une vision minimaliste, un mode de vie plus authentique et plus profond.

J’essaie petit à petit de trouver ma place un peu « en dehors du système », même si ce n’est pas une chose facile car on est obligé de faire avec ce système (à moins de se marginaliser, ce qui n’est pas mon objectif) où l’argent et le « toujours plus » régissent tout… c’est une question de compromis et d’équilibre.
Le paradoxe, c’est que pour consommer mieux, c’est-à-dire du bio produit localement et des vêtements qualitatifs qui ne seraient pas fabriqués à l’autre bout de la terre par des enfants, il en faut du pouvoir d’achat… c’est toute la complexité et la contradiction d’une telle position !

Bon, je vais arrêter de raconter ma vie, où je voulais en venir réellement ?! Mon cheminement est assez représentatif il me semble, et je suis loin d’être la seule à le ressentir, que nous sommes à un vrai tournant de notre histoire. On est arrivé au bout d’un modèle qui a fait ses preuves par le passé, qui a apporté plein de bonnes choses notamment l’évolution médicale, scientifique et technologique, il ne faut pas le nier… mais qui, poussé à son paroxysme n’est plus viable, ni pour la terre qui nous héberge, ni pour notre condition d’être humain. La planète n’est pas un puit sans fond de ressources exploitables à l’infini, les êtres humains non plus d’ailleurs a qui l’on a enlevé au fil du temps toute substance spirituelle.

 

 

Je vous invite vraiment à regarder cette conférence de Marc Halévy très instructive, qui m’avait pas mal aidée à comprendre ce à quoi l’on est confronté aujourd’hui. Nous sommes à une période de rupture, et pas des moindres puisqu’elle touche aux fondamentaux : écologique, technologique, organique, économique et philosophique… on a de plus en plus besoin de donner du sens à ce que l’on fait, on cherche plus à réussir SA vie plutôt qu’à réussir DANS la vie.
On passe du paradigme du progrès à celui du bonheur. Le 20ème siècle aura engendré 600 millions de morts pour raison idéologique, le pire constat de toute l’humanité, il est temps de passer à autre chose !

Attention, il ne s’agit pas de petites turbulences avant de revenir à l’équilibre, car nous sommes dans une phase de mutation profonde, de bifurcation du paradigme humain. La logique capitaliste est arrivée à bout de souffle, nous sommes donc dans une période de « chaos » (je n’aime pas les formules alarmantes, mais il faut bien appeler un chat un chat !).
On se trouve à la croisée d’un cycle déclinant (la logique moderniste/progressiste) et d’un nouveau cycle émergent où tout est à inventer. Deux logiques antagoniques s’opposent, ce qui crée une zone de grandes turbulences que l’on appelle « crise » (bien plus profonde qu’une crise économique comme on essaie de nous le présenter à la télé ou dans la presse, avec sa reprise maintes fois annoncées !).

J’y tiens vraiment, regardez cette intervention du début à la fin, elle est génialissime et permet de voir la situation actuelle de manière claire, comme si on allumait une torche dans l’obscurité. Je l’ai revue en cette période électorale, elle m’a procuré la même étincelle de lucidité que la première fois.

Alors, quel camp choisissez-vous ? Celui de la courbe descendante du capitalisme qui essaie de résister tant qu’elle peut, de défendre ses acquis à tout prix ? Ou faites vous partie du camp de ceux qui essaient de trouver des solutions pour créer le monde de demain, plus frugal certes, mais surtout dans le partage, l’égalité, la virtuosité, le moins mais mieux, le vivre mieux ?

Comme je vous le disais, je ne me suis jamais vraiment intéressée à la politique, intimement convaincue que les changements n’émaneraient pas d’individus corrompus avides de pouvoir, mais plutôt d’initiatives personnelles, puis collectives, locales etc… c’est d’ailleurs ce que Marc Halévy énonce, c’est à chacun de nous de changer nos comportements, de montrer l’exemple, d’influencer, de s’engager pour faire émerger de nouvelles attitudes. Chacun fait sa part, comme dans la légende du colibri chère à Pierre Rabhi.

Mais cette fois, malgré cette campagne électorale chaotique, certains m’ont donné envie de  tendre l’oreille, j’ai écouté ce qu’ils avaient à dire et perçu chez quelques candidats une vraie volonté de nous amener vers ce monde de demain, d’engager cette transition pour se détacher petit à petit du modèle descendant voué à mourir. Malheureusement, aucun d’eux ne sera présent au second tour, mais je sens que les choses commencent à bouger, que l’on est de plus en plus nombreux à avoir cette prise de conscience. J’espère juste que dans ce chaos, certains ne feront pas le mauvais choix, celui de la division, de la colère, de l’enfermement, ce ne serait pas la solution, vraiment.

 

 

Quel monde pour demain

 

Je vous invite également à voir le film « Demain » si ce n’est pas déjà fait ou à lire le livre, qui nous propose des solutions intéressantes et concrètes pour cet avenir à construire (je l’ai offert à mon père qui n’est pas très concerné par tout cela, et m’a pourtant dit « il est génial » !).
Mais aussi le documentaire « En quête de sens », qui est disponible librement sur leur site internet. Je l’ai également revu récemment et un passage m’a particulièrement marquée. Je le partage avec vous :

Le capitalisme a passé son apogée, c’était une forme historique qui a eu éventuellement sa grandeur, sa dynamique, son énergie propre, il a eu des aspects positifs qu’il serait absurde de nier… mais qui maintenant, comme d’autres formes historiques dans le passé, a atteint son apogée, et est en train de pourrir, de se dégrader, de s’affaisser. On est dans ce moment de transition historique, on est en train de changer d’époque et de passer à un autre état.
En revanche ce qui n’est pas joué du tout, c’est est-ce qu’on arrivera à passer à un post capitalisme écologique, juste, qui ait le souci de l’émancipation, de la liberté, de la dignité des êtres humains, et qui imaginera une nouvelle relation entre l’humanité et la biosphère ? Ou est-ce qu’on va avoir un post capitalisme crispé, où l’oligarchie se cristallisera sur une dérive de plus en plus autoritaire, qui se résoudra par la violence ? C’est l’enjeu, et on ne peut pas affirmer où l’on va…

– Hervé Kempf (journaliste, écrivain) –

 

C’est à nous d’en décider, et ça se joue maintenant.

À mon sens, l’ultra libéralisme de Macron, c’est cette oligarchie qui s’accroche, qui ne veut pas passer la main au risque de voir s’envoler ses derniers privilèges… et la soit-disant « voix du peuple » du FN, c’est pire car c’est cette même oligarchie mais masquée, qui risque fort de nous amener tout droit à ce post capitalisme crispé, autoritaire, violent.

Mais tout n’est pas perdu, il y a encore les législatives pour faire bouger les lignes, et on a 5 ans pour convaincre que le meilleur choix c’est le scénario numéro 1 !

 

Vous en pensez quoi de tout ça ? Ça vous intéresse ou ça vous dépasse ? Vous vous sentez impuissants, en colère, désabusés, lassés, indifférents ? Ce serait chouette que l’on puisse partager nos avis dans la bienveillance et la tolérance, comme toujours par ici 🙂

 

14 Comments

  • Gomis dit :

    merci d’avoir partagé un bout de ton histoire avec nous et pour ce bel articles plein de bienveillance et de bon sens je suis abonné depuis peu a ton blogue ( bizarrement je ne reçois pas de notification sur ma boite mail malgré le fait que je sois abonnée a la newsletter) mais j’aime déjà beaucoup la qualité de votre blogue.

    • Merci à toi pour ton message 🙂 et merci pour ton abonnement ! En effet, j’ai eu quelques soucis pour l’envoi de la dernière newsletter, mais c’est résolu et tu recevras les prochaines sans problème <3
      À bientôt

  • Ana dit :

    Tout à fait d’accord avec toi. Ça fait du bien de lire cela. Nous avons 5 ans pour essayer d’ouvrir les yeux au plus grand nombre, le temps presse…

    • Merci Ana, ça fait du bien de voir que je ne suis pas la seule « utopiste » comme certains dans mon entourage le laissent penser ! Tu as raison de le souligner, le temps presse, c’est ce qui m’a motivée à écrire cet article, on a chacun un rôle à jouer 🙂
      À très vite

  • Mélanie dit :

    J’aime toujours autant lire tes articles, toujours pleins d’optimisme, de remise en question sur le monde, etc. C’est agréable en fait de se dire qu’on n’est pas seule à s’indigner de la société dans laquelle on vit, et à vouloir changer les choses à son échelle.

    Je n’ai pas le temps de regarder la vidéo à l’instant où j’écris ce commentaire, mais je me le note pour très prochainement.

    Ce qui me déçoit et m’agace dans la politique (de manière générale car comme tu l’as dit certains candidats ont le mérite d’avoir vu plus loin), c’est ce rebrassage constant de politiciens « obsolètes », avec une vision complètement décalée du monde, et de surcroît conservatrice. La plupart n’ont pas compris le changement qui s’opère, tentent de le nier et de ne pas en tenir compte alors qu’il est là, et qu’il ne fera que de s’étendre!

    Une autre chose qui me sidère (hors politique pure), vraiment (et c’est très influencé par le docu sur les tampons vu sur france 5), c’est qu’en 2017 et malgré l’avancé de l’agriculture bio, cette envie de retour au naturel, toutes les considérations sociales, planétaires qu’on veut, l’argent est toujours un paramètre plus important que la santé, le bien-être et la sécurité des gens. Et c’est ça le fond du problème. C’est quand même affolant.

    Ce dont j’ai envie c’est d’un(e) président(e) qui fait vraiment bouger les lignes, qui révolutionne le mode de pensée commun, qui accorde de l’importance – une réelle importance – au bien-être de son pays, des gens qui y habitent mais aussi par extension au bien-être du monde entier. Oui c’est très idéaliste et utopiste mais cette personne se doit d’exister. Elle est sûrement cachée quelque part mais je suis sûre qu’elle est là. Il faut juste la trouver et l’aider à prendre son envol. Parce que seule, elle ne fera et ne pourra rien faire, écrasée par cet aspect malsain de l’argent et du pouvoir absolu, qui feront tout pour la dégager.

    Je crois que je vais m’arrêter là parce que je pars loin haha. Mais c’est ça d’avoir 21 ans, on veut révolutionner la terre entière ^^ Et je suis frustrée d’entendre constamment, quand je m’indigne, des « mais tu sais c’est comme ça, c’est la vie tu n’y changeras rien ». Je crois que j’ai été élevée à coup de « mais c’est comme ça » que j’en ai fait une overdose.

    On a les moyens de bouger et de faire entendre notre voix, pourquoi se ranger dans la facilité, derrière les « comme ça » et les « on peut rien y faire »??? 🙁

    • Hello Mélanie,
      Merci pour ton beau commentaire, ça me rassure de voir que plus de 30% des jeunes ont voté pour des idées nouvelles, loin des acquis conservatoires de la classe dominante 🙂 Garde ta passion et ta révolte, c’est comme ça qu’on fera bouger les choses <3

      Complètement d'accord avec toi, c'est désolant de constater que l'argent et le profit régissent tout, au détriment de tout le reste... avant on pouvait dire qu'on ne se savait pas, mais maintenant ça ne fonctionne plus, et j'ai plein de gens autour de moi qui n'ont pas encore ouvert les yeux (ou que ça arrange de ne pas les ouvrir !).

      Ce qui me fait le plus marrer c'est ceux qui votent Macron parce qu'il est jeune, mais sans déconner on peut être jeune et à côté de la plaque, et plus ancien mais avoir tout compris !! Je me suis surprise une fois à dire à mes enfants "c'est comme ça tu sais, la vie n'est pas facile et il y a des choses qu'on ne peut pas maîtriser"... mais maintenant je fais très attention, j'essaie plutôt de transmettre "c'est vrai que c'est injuste, qu'est-ce que tu pourrais faire pour changer les choses ?"

      Oui ça fait du bien de voir qu'on est plusieurs à réaliser cette urgence, le web fait du bien pour ça on se sent moins seul ! Et regarde la conférence dès que tu peux, ça permet d'avoir des arguments qui font mouche, à partager sans modération 😉
      À très vite

  • Lucie dit :

    Bonsoir Greenola, je suis d’accord avec ton article. Je suis fatiguée de cette société « argent roi » et « individu négligé ». Je suis en période de mutation : moins d’argent, moins de déchets, plus de naturel et plus d’humain. C’est parfois compliqué mais changer sa vie c’est aussi un peu changer le monde. On est de plus en plus nombreux, soyons optimistes.

  • Lucie dit :

    Je viens de visionner la vidéo de Marc Halévy que je ne connaissais pas. Je te remercie de l’avoir partagée ici.
    C’est utile de mettre les mots d’un professionnel sur cette période que l’on vit et que l’on ressent en tant qu’amateur.
    Vive la bifurcation, elle est une chance pour nous, nos enfants et notre Terre.

    • Merci Lucie pour ton message, complètement d’accord « changer sa vie c’est aussi un peu changer le monde » 🙂
      Cette vidéo fait vraiment du bien pour mieux comprendre ce qui se passe, mettre des mots comme tu dis ça permet de mieux se le représenter et choisir ses causes.
      C’est en effet une vraie chance qu’il faut savoir saisir, on pourrait la transformer en un chaos encore plus grand ! À partager sans modération 😉
      À bientôt

  • Nadège dit :

    Je viens de regarder la vidéo de Marc Halévy, elle est vraiment passionnante. Cette intervention remet beaucoup de choses en perspective et redonne (presque) le moral en cette période pas très riante. Merci pour ce partage.

    • Merci Nadège, c’est clair qu’elle me paraît d’utilité publique !! Elle laisse entrevoir qu’on peut avoir un impact important pour la suite, alors bougeons nous 😉 En la partageant, c’est déjà un 1er pas.
      À bientôt

  • Aurélia dit :

    Merci Laurence pour ce bel article, comme toujours! Je constate qu’on est de plus en plus nombreux et nombreuses à remettre en question ce modèle ultra-capitaliste à bout de souffle. Et justement, je me demande si ce n’est pas aussi le fait de l’avoir vécu de l’intérieur et d’en avoir profité qui nous fait prendre conscience de ses limites (dans mon cas, j’ai fait une école de commerce, autant dire qu’on est bercé à la pensée néolibérale..). Je suis presque « reconnaissante » de ce parcours qui a finalement permis une prise de conscience et une bifurcation. Mais peut-être aussi suis-je un peu naïve et comme on s’entoure des personnes qui nous ressemblent, on est peut-être moins nombreux.ses que j’en ai l’impression :/ Bref, espérons que les choses changent 🙂 (je ne commente pas sur la video, n’ayant pas le temps de la visionner pour le moment, mais je me la mets en « à visionner plus tard » :p)
    Bonne fin de week-end!

  • Lucile dit :

    Salut
    Je découvre ton blog à travers ce magnifique article. Ton point de vue résonne en moi comme une évidence.

    Cela fait déjà quelques années que j’ai adopté le mode de vie minimaliste et j’aime partager mes progrès, ressource sur mon blog.
    Nous somme à une époque charnière ou tout peut basculer.

    Cette frénésie au capitalisme au toujours plus est une hérésie. L’homme se dit doué d’intelligence et pourtant, il n’a toujours pas compris que les ressources ne sont pas inépuisables.

    Le jour où l’on comprendre que nous ne possédons rien mais que nous empruntons aux générations future les ressources dont elles auront besoin pour subsister alors on aura fait un grand pas pour l’humanité.

    Pour ma part ça fait longtemps que j’ai découvert que ce n’est pas moi qui possède les objets mais bien eux qui me possèdent. C’est pour cela que je me détache au maximum de bien matériel pour me concentres sur mes besoins essentiels.

    Depuis que j’ai désencombré mais ma vie, les choses ont un sens nouveaux et je me sens plus en accord avec mes valeurs.

    Au plaisir de te lire
    Lucile du blog http://positivessence.fr/

  • Gaëlle dit :

    Tellement d’accord avec ce que tu as écrit, et bien écrit!
    Merci beaucoup pour la conférence, ultra claire et intéressante.

    La finance à l’Elysée? Le peuple au parlement!…. votez aux législatives 😉

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