Bilan du challenge zéro sucre raffiné

Voici enfin le bilan du challenge zéro sucre raffiné de juillet, vous étiez plusieurs à être impatientes d’avoir mes retours, je l’avais donc prévu en tête de liste de mes articles de rentrée (hum, un peu tardive la rentrée ! Filez voir mon article précédent qui raconte pourquoi je n’étais pas très présente ces deux derniers mois !).

Vous vous dites que j’ai du avoir du mal à rassembler mes souvenirs après cette coupure, mais pas vraiment en fait puisque je poursuis ce challenge d’une certaine manière depuis cet été. Comme je vous l’expliquais dans le post d’annonce du challenge, cela faisait déjà quelques années que j’avais entrepris de limiter les sucres dans mon alimentation, en éliminant notamment les desserts à la fin des repas, mais cet exercice m’a aidée à aller plus loin dans la démarche.

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EN PRATIQUE

Très clairement, ce challenge n’a pas été pour moi ultra difficile à tenir, ayant déjà fait une bonne partie du chemin en m’intéressant aux indices glycémiques, et en ayant entrepris une diminution progressive des aliments sucrés depuis pas mal de temps. Je pense que ce n’est pas le cas de tout le monde, et que ça peut-être très difficile au départ, car cela demande de changer ses habitudes mais aussi de se détacher du goût sucré et du côté réconfortant qu’il peut apporter.

Mais j’avoue quand même quelques craquages, c’est vraiment très compliqué socialement d’échapper au sucre et à son côté festif, comme le précisait très justement Danièle Gerkens dans son ouvrage « Zéro sucre ». Je me souviens par exemple d’un anniversaire ou je n’ai pas réussi à résister à un gâteau maison qui avait l’air délicieux, par contre je n’ai aucun attrait pour ces gâteaux pâtissiers chargés en crème, sucre et pâte d’amande (et je n’ai dans ce cas aucune difficulté à le refuser, prétextant que j’ai déjà beaucoup trop mangé, et que c’était délicieux au passage !).

Je le savais déjà mais cette expérience l’a confirmé : lorsque je suis fatiguée ou pas très en forme moralement, mon corps à tendance a réclamer du sucre, comme s’il avait besoin d’un petit shoot d’hyperglycémie. Je ne sais pas si vous avez remarqué cela chez vous, mais pour moi c’est quasi-systématique. Pas étonnant que lors d’un déjeuner avec Carole de Doux Good, après une nuit blanche pour rentrer d’un week-end improvisé à Bordeaux en amoureux, je me sois jetée sur un thé gourmand à la fin du repas ! Il est donc bon de savoir que pour pratiquer ce genre de bonne habitude sur la durée, il est important d’avoir une bonne hygiène de vie globale. Il s’agit à mon sens d’enclencher un vrai cercle vertueux, inutile de changer uniquement une chose et en attendre des miracles.

Comme je m’en doutais, la plus grosse difficulté ne s’est pas portée sur les aliments sucrés, mais plutôt sur ces « faux amis » que l’on a l’habitude de consommer sans trop se douter qu’ils contiennent du sucre. Par exemple le vinaigre balsamique, d’autant plus que je l’aime bien épais et sirupeux sur les tomates mozzarella basilic. Difficile également de se passer des biscottes, bien pratiques quand il n’y a plus de pain, et qui ont la préférence des enfants au petit-déjeuner (pour compenser un peu, je les choisis bio à la farine d’épeautre). Mais aussi les petits pois à l’étuvée en bocaux, qui me sauvent la vie les soirs où le frigo est vide et qu’il faut préparer un repas rapidement…

J’avais l’intention de profiter de ce challenge pour tester de nouvelles recettes « alternatives » de gâteaux et biscuits, c’est-à-dire contenant des sucrants naturels, et vous partager les meilleures, mais j’avoue que j’ai un peu pêchée à ce niveau là ! J’ai rapidement compris que ce n’était pas une bonne idée d’adapter une recette « classique » en remplaçant le sucre prévu par du miel ou du sirop d’agave, tout d’abord car on ne peut pas conserver le même dosage, leur pouvoir sucrant pouvant être très différent. Mais aussi car ils avaient un impact non négligeable sur le résultat de la recette. En remplaçant un produit « solide » par un produit « liquide » (je ne sais pas comment le dire autrement !), on obtient forcément une texture et une cuisson différente qui m’ont valu quelques ratés ! Je vous conseille de vous tourner vers des recettes dites « healthy » qui font en général la chasse aux sucres raffinés, voire même véganes car j’ai remarqué qu’elles proposaient souvent des alternatives plus naturelles. Mais tout cela demande des recherches, du temps, et je pense que je vais devoir investir dans quelques ouvrages de référence sur le sujet. Car si les recettes salées se prêtent bien à l’improvisation, c’est plus compliqué pour la pâtisserie, j’ai d’ailleurs essuyé quelques plâtres en essayant des adaptations avec ce que j’avais dans les placards !

Bilan challenge zéro sucreCookies véganes au sucre complet – Recette Antigone XXI 

L’un de mes objectifs à la fin du mois de juillet était de me débarrasser du bocal contenant du sucre blond parfumé avec quelques gousses de vanille. Et bien c’est raté puisque plus de deux mois plus tard, il est toujours là, non pas que je ne l’aie pas utilisé puisque je l’ai même rechargé entre temps ! Je l’utilise essentiellement pour les enfants, pour les gâteaux et biscuits de leurs goûters, mais j’aimerais vraiment réussir à leur proposer autre chose, car les bonnes habitudes se prennent dès le plus jeune âge. Et si je fais en sorte qu’ils consomment finalement peu de sucre raffiné (en tout cas par rapport à la moyenne des enfants), j’aimerais pouvoir faire encore mieux, mais cela demande du temps, des essais, car ils sont très difficiles mine de rien (et n’ont pas les mêmes goûts, ce qui ne facilite pas la tâche !).

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LES RÉSULATS

Comme vous vous en doutez, je n’ai pas obtenu de résultats miraculeux en 21 jours, ce serait utopique de penser le contraire. Mais encore une fois, j’avais entrepris cette démarche de réduction des indices glycémiques depuis quelques années, j’ai donc pu observer des résultats lents mais significatifs sur la durée.

Je suis convaincue qu’une réduction du sucre, surtout raffiné, a des répercussions énormes sur le bien-être et la santé. Cette pratique (si l’on peut appeler ça comme ça, car c’est plutôt du bon sens finalement) permet de stabiliser son poids sur la durée, et de limiter la cellulite (n’oubliez pas que le glucose en excès est stocké dans les tissus adipeux !). Elle entraîne également une plus belle peau, avec moins d’imperfections car le sucre favorise l’inflammation. C’est également le cas pour les problèmes ORL, auxquels je suis moins sujette depuis que je contrôle ma consommation de glucose. Enfin une glycémie plus stable permet une forme et une humeur plus stables elles aussi.

J’ai lu récemment une étude (dont je ne me souviens plus la source, désolée) qui montrait de manière assez inquiétante que les attitudes actuelles de nos enfants (hyper activité, problèmes de concentration…) pouvaient être attribuées à leur trop grande consommation de sucre. Lorsqu’ils mangent des bonbons, biscuits et compotes industriels, chocolat, sodas (même les jus de fruits 100% naturels), leur métabolisme est boosté par un pic de glycémie qui leur donne de l’énergie à revendre. S’en suis une chute du glucose dans le sang, avec une phase de fatigue où ils vont avoir du mal à contrôler leurs émotions et leur comportement (et très souvent réclamer de nouveau du sucre).

On y gagne vraiment à devenir « zéro sucre », sur plusieurs niveaux et c’est d’ailleurs la conclusion de l’auteur du livre du même nom. Mais doit-on vraiment devenir un(e) extrémiste « no sugar » pour préserver sa santé et bien vieillir ? Si vous me suivez depuis quelque temps, vous devez savoir que je n suis pas friande des positions trop radicales et contraignantes. Car la vie c’est aussi du plaisir, des interactions sociales, des anniversaires, des fêtes de noël ou d’autres belles occasions à célébrer. Difficile de tenir un régime 100% zéro sucre sans se mettre complètement à l’écart et passer à côté de jolis moments, j’en ai fait l’expérience pendant ce mois de juillet.

Je serais donc plutôt partisane d’une alimentation « slow sugar », c’est-à-dire où l’on se permet des petits plaisirs contenant du sucre raffiné sans aucune culpabilité, mais où la majorité du temps on essaie de l’éviter au quotidien. C’est important d’être bien informé, et d’avoir pleinement conscience que l’on ingurgite du sucre avec son vinaigre balsamique par exemple, ce qui permet de ne pas en abuser. Comme pour d’autres aspects de ma vie, je suis dans une logique de « moins mais mieux » et d’équilibre. Je préfère par exemple éviter le cake Brossard à la fête de l’école, mais me faire plaisir lors d’un dîner en amoureux car je sais que le restaurant est réputé pour ses desserts. Je laisse des copeaux de chocolat dans mon granola car il est tellement plus gourmand comme ça, mais je n’en mange pas tous les matins…

Alors oui, manger moins de sucre raffiné c’est plus compliqué et plus coûteux, mais notre bien-être vaut bien ça non, et celui de notre famille aussi ?

Et puis je vous rassure, notre corps et notre palais se déshabituent très vite de l’overdose de sucre. Je réalise par exemple que je n’arrive plus à terminer une crème glacée industrielle, bien trop sucrée et écoeurante pour moi maintenant. Elles ne m’ont donc pas du tout manquées cet été (il va d’ailleurs falloir que je pense à les confectionner moi-même, car les enfants continuent d’en réclamer !).

 

Et vous, est-ce que vous avez réussi à suivre ce challenge ? Quel est votre rapport avec le sucre, et comment vous réussissez à le limiter ? Si vous connaissez des ressources (sites, livres…) avec de bonnes recettes sans sucres raffinés, surtout partagez les 😉

 

 

 

7 Comments

  • Manon dit :

    Merci de nous partager ce retour d’expérience ! J’essaye de faire attention moi aussi à mes déchets et à ce que je consomme. C’est vrai qu’on s’y habitue vite. Mais c’est tellement bénéfique.

    Passes une belle journée, à bientôt.

    Bises, Manon.

  • Florence dit :

    hELLO! J’aime beaucoup la pondération dont tu fais preuve. Je suis d’accord pour limiter le sucre mais je n’échapperai pas au gâteau industriel à l’école vu qu’ils n’acceptent plus que ça désormais! Mais qu’est-ce que c’est mauvais!

  • J’ai remarque exactement les memes choses quand je fais mes « challenge sans sucre » a chaque mois de janvier. Tout en sachant que pour moi le vrai challenge e sont mes hormones. Une semaines avant les regles je n’ai envie que de deux choses: du sucre et du fromage :/
    Mais en regle generale, je fais ce que tu decris comme le « low sucre », et je ne suis pas non plus fan des gateaux industriels hyper sucres.
    Je ne sais pas si tu as un bon niveau en anglais, mais le blog the Chocoalte covered Kathy a plein de recettes vegan sans sucre pour toutes sorte de choses

  • Véro dit :

    Je suis les conseils de Marie Chioca et j’ai remplacé tout le sucre blanc par du sucre de coco ou de bouleau et je m’en porte très bien. Comme tu le dis, c’est de la graisse en moins et on apprend très bien à se passer du goût sucré industriel. J’ai acheté plusieurs de ses bouquins pour faire des gâteaux et ils sont délicieux et faciles à faire.

  • Taia dit :

    Très intéressant, merci pour cet article! Je consomme assez peu de sucre en général (pas fan de gâteau, glace et autres viennoiseries). En revanche j’adore le vinaigre balsamique, les sauces asiatiques dans lesquelles, meme faites maison, en général il y a du sucre et/ou du mirin (alcool sucré), les petits pois ( il y a aussi du sucre dans les petits pois surgelés?), et puis le chocolat… Même si c’est du noir à 73%, c’est tous les jours chez moi… Je me demandais quel petit dejeuner tu prenais du coup? Es tu passée à un petit dej salé? Consommes tu des laits végétaux (souvent sucrés ou avec un hg élevé), de la puree de pomme de terre (hg élevé)? Et puis ce que je trouvés difficiles c’est qu’en étant à forte tendance vegetarienne, on a un peu tendance à remplir un peu plus l’assiette avec des aliments riches de glucides (riz, patate douce, châtaignes…), non? Merci d’avance pour tes réponses!

  • Stéphanie dit :

    Je suis passée au zéro sucre raffiné depuis 2 mois, je t’avoue que je n’ai pas choisi l’option low sugar mais de remplacer tous les IG hauts par des IG bas ou modérés, c’est vrai qu’en société ça peut se compliquer mais étant grignoteuse compulsive j’ai trop peur de rechuter, je me considère comme accro donc abstinence totale! Comme lu plus haut, les livres et le blog de
    Marie Chioca m’aident énormément car ses recettes sont très faciles et délicieuses, je me régale chaque jour! J’aime aussi le blog de megalowfood qui a la même démarche IG bas et franchement je ne me sens pas frustrée de ne pas manger de dessert classique car je sais que je peux me faire plaisir avec une alternative saine qui en plus sera sans sentiment de culpabilité

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