Le changement

Pfiouuu, ça faisait un moment que vous ne m’aviez pas vue par ici ! Et pour cause, j’ai vécu un été et une rentrée un peu mouvementés, avec l’emménagement dans une nouvelle région… Celles qui me suivent sur les réseaux sociaux le savent déjà, et je tiens d’ailleurs à vous remercier pour tous vos messages, désolée de n’avoir pas trop pu y répondre.

Je sens que ce billet va être un peu décousu, mais peu importe, j’avais envie de vous parler de cette transition avant d’attaquer la liste de posts longue comme le bras prévue dans les semaines à venir (et notamment le bilan du challenge « zéro sucre raffiné », vous avez été plusieurs à me le demander, promis il arrive au plus vite !).

Pour faire simple, et sans trop raconter ma vie personnelle, nous vivions en appartement dans le centre d’une grande ville (Lyon pour ne pas la citer) depuis plusieurs années. Nous étions vraiment bien installés, dans un quartier refait à neuf, calme, avec l’école et un joli parc comme centre névralgique, et de belles valeurs autour de l’écologie, la mixité et le vivre ensemble.

Oui mais voilà, ma quête de simplicité et d’authenticité ces derniers temps m’a poussée à vouloir autre chose. Quitter le centre ville pour nous rapprocher de la nature, nous éloigner des parcs bondés et des temples de la consommation. Cela faisait un moment que j’avais envie de changement, de renouveau, et que je poussais mon homme dans ce sens (qui lui n’est pas un grand fan des chamboulements, il a fallu faire preuve de patience !). Je suis née à Lyon, j’ai toujours vécu dans ses environs et ça fait longtemps que mes amies les plus proches ont déserté la place. J’adore ma ville, vraiment, mais je ne me voyais pas rester au même endroit toute ma vie, ne connaître qu’un seul environnement, j’avais besoin d’être confrontée à ce changement tant fantasmé…

Le changement

Parlons-en justement, car il ne fut pas aussi idyllique que prévu ! Et pourtant nous ne sommes pas arrivés sur une terre complètement vierge, puisque cela faisait des années que nous y passions nos vacances et week-ends, j’avais donc l’impression de très bien connaître les lieux. Nous avons décidé de poser nos valises dans un village du Gard, mon mari étant originaire du coin, nous y avions fait rénover il y a quelques temps une petite maison de village. Venir vivre à l’année dans sa maison de vacances, c’est le rêve non, réservé généralement aux retraités ?!!

Alors oui, c’est un peu le rêve quand même, je ne vais pas me plaindre. On a la mer pas loin, dont on profitait encore la veille de la rentrée, désertée des touristes bien trop occupés à courir les supermarchés avec la liste des fournitures entre les mains. On a une belle luminosité, le soleil quasi en continu, j’étais encore en short la semaine dernière, et ça change tout par rapport à Lyon qui n’est pourtant qu’à 300 km. On a aussi des forêts, rivières, chemins champêtres tout près qui présagent de belles balades à vélo. On a commencé à repérer de petits producteurs en agriculture raisonnée, passionnés et adorables, qui vendent leur production en direct.

Le « Sud », surtout dans ce coin spécifique aux portes de la Camargue, c’est aussi une culture taurine et traditionnelle très ancrée. C’est l’accent chantant, les cigales (et les moustiques !) et une mentalité très particulière (attention, aucun jugement de valeur, elle est juste différente de celle à laquelle je suis habituée). Il suffit que j’ouvre la bouche pour que l’on me regarde comme une étrangère, mon style citadin peut parfois trancher avec les codes du coin, et ma réserve très lyonnaise peut être perçue comme de la froideur. Tout ça pour vous dire qu’il y a un grand pas entre connaître un lieu pour y venir en vacances et y vivre. Moi qui faisais ma maligne en mode « j’adooore le changement, même pas peur, je m’adapte vite n’importe où », j’ai pris une petite claque ! J’ai très souvent cette désagréable sensation de ne pas être à ma place, l’idée de faire machine arrière m’a presque traversée l’esprit, finalement ma zone de confort était bien confortable ! Je sais maintenant qu’il va me falloir un peu de temps pour m’adapter, trouver mes marques, me créer de nouvelles routines

Car toutes les bonnes habitudes mises en place dans mon « ancienne vie » ont volé en éclat en peu de temps ! Je ne suis pas allée courir une seule fois depuis la rentrée, alors que je me vantais d’enfiler mes baskets tous les jours sans difficulté !
Je suis complètement désorganisée au niveau des repas, car j’avais l’habitude à Lyon d’acheter des produits frais plusieurs fois par semaine, les magasins bios n’étant pas loin de chez moi, j’y faisais un saut régulièrement à pied. Ici il faut prendre la voiture, ils sont plus éloignés entre eux, ce qui laisse moins de place à l’improvisation. Je me demande d’ailleurs s’il ne va pas falloir que je passe au planning des repas sur la semaine.
Même pour le blog cela m’a pas mal perturbée, en perte de repères j’avais du mal à organiser mes idées et reprendre le clavier (ça vous l’aviez remarqué !). C’est fou comme un changement d’environnement peut déstabiliser et remettre en cause tout ce que l’on avait mis en place, je n’en avais pas conscience jusque là. Chapeau bas à ceux qui sont toujours en train de bouger, changer de vie régulièrement. C’est un retour à la case départ à chaque fois (heureusement, l’expérience doit aider un peu !).

Le changement

Pour les enfants également cela n’a pas été de tout repos, et mon coeur de maman a pas mal palpité ces deux derniers mois ! Ils sont très ancrés dans leurs routines, leur environnement, et je ne vous cache pas qu’il y a eu de grosses crises d’angoisse, des comportements difficiles à gérer, un équilibre à reconstruire. Ils nous ont vu pas mal stresser, entre la vente de l’appartement, les conflits de mon homme avec sa boîte en plein plan de reclassement, ma recherche d’emploi, les aller-retours nombreux entre Lyon et ici…

Et la rentrée bien sûr, la nouvelle école, les nouveaux copains, le passage au CP pour mon grand. On est passé d’une école toute neuve et moderne avec des moyens, de grandes classes, un gymnase, des vidéo-projecteurs à gogo, des classes triple-niveau en maternelle, une équipe pédagogique géniale. Le directeur, un ex soixante-huitard j’imagine, avec les cheveux longs et la guitare à la main prônait des valeurs chères à mon coeur : la pédagogie Montessori, le (presque) zéro gaspillage, l’éveil par le chant et la musique, l’autonomie, l’équité, le nivellement des différences sociales… Pour découvrir ici une vieille école de village, qui a son charme certes, mais qui manque cruellement de place au vue de l’expansion de la commune ces dernières années. Des classes surpeuplées, un manque de moyens flagrant, des instits en colère incapables de pratiquer leur métier dans de bonnes conditions, un « vivre ensemble » qui me paraît compliqué. Quel choc, c’est impressionnant de voir à quel point on se rend compte de la chance qu’on avait une fois qu’on ne l’a plus ! Ce qui me paraissait « normal » n’était visiblement qu’un cas exceptionnel, à part.

Je vous laisse imaginer ma tête lorsque la maîtresse de ma fille en maternelle, le jour de la rentrée, à demandé aux parents d’emmener des mouchoirs, lingettes et paquets de gobelets en plastique jetables (ils vont d’ailleurs bientôt être interdits en France, yes !). Je suis bien sûr allée la voir le lendemain, pour lui expliquer (avec tact) à quel point c’était un gaspillage inutile, un gobelet en plastique (voire plus) par jour pour 31 enfants. Je lui ai proposé la solution des gourdes, posées sur une petite table devant l’entrée de la classe, que chaque parent remplit le matin et récupère quand bon lui semble pour la laver… et sa réponse « oui en effet, c’est pas bête, mais vous comprenez, on a toujours fait comme ça… et puis on a pas mal de problèmes de vols – de vêtements, de cartables – alors je n’ose même pas imaginer avec des gourdes qui restent là tout le temps ». No comment.
J’ai décidé de poser ma candidature auprès de l’association de parents d’élèves, chose qui ne m’était jamais arrivée (j’ai toujours de bonnes excuses : pas le temps, les autres le font mieux que moi, etc.). J’espère que cela favorisera mon intégration, mais aussi participera à faire bouger un peu les choses, grâce à mon regard neutre et extérieur.

Le changement

Enfin (cet article était censé être court sans racontage de vie lol), je voulais quand même vous toucher un mot sur le défi minimaliste de passer de 95 à 65 m2 à 4. Notre plus grande problématique, c’était de savoir quoi faire de nos meubles, car comme vous l’aurez compris, nous arrivons dans un lieu que nous avions déjà aménagé, où nous n’avions besoin de (presque) rien de plus. Il se trouve que le problème est normalement résolu, car comme nous l’espérions, nous avons trouvé des acheteurs potentiels qui souhaitent acquérir l’appartement meublé. Le compromis devrait se signer prochainement, croisez les doigts très forts pour nous !

Nous avons bien sûr du adapter l’aménagement, afin d’optimiser les rangements au mieux (et dans ce cas IKEA est notre ami, je n’ai pas encore trouvé de meilleure alternative). À ce jour nous avons du récupérer à peu près un tiers de nos affaires, et je crois que je me passerais bien des 2/3 restant ! Lorsque mon homme est sur Lyon pour le travail, il me demande ce qu’il peut me descendre pour vider l’appart progressivement, et très franchement j’ai du mal à lui répondre ! Je ne sais plus ce qu’il reste, je ne ressens pas de manque, ça montre à quel point on se détache très vite de nos possessions matérielles.

Finalement les plus grosses difficultés que l’on rencontre sont au niveau des chambres et de la cuisine. Les enfants avaient l’habitude d’avoir chacun la leur, et se retrouver ensemble leur plaît beaucoup (ma fille fait d’ailleurs moins de réveils nocturnes à cause des cauchemars, rassurée par la présence de son frère). Par contre cela crée des conflits de territoire, leurs jeux sont mélangés, et quand ils ne veulent pas faire la même activité cela vire vite au conflit (c’était déjà le cas avant hein, je vous rassure, mais là on n’a plus la possibilité de les séparer). Si vous connaissez ça et que vous avez des conseils, je suis preneuse ! Ça pose également un gros problème au moment de l’endormissement, car forcément ils n’ont pas l’habitude et ont du mal à se calmer, ce qui met nos nerfs à rude épreuve (d’autant plus que papa est souvent absent pour le travail en ce moment, ça n’aide pas).
Quant à la cuisine, le fait qu’elle soit petite nous a obligés à mettre des meubles en hauteur, ce qui signifie marche-pied indispensable. Je passe mon temps à monter-descendre (me cogner la tête accessoirement !), ça va peut-être me donner des fesses en béton, mais en attendant je n’y vois que des inconvénients !
Il serait intéressant que je vous fasse un bilan dans quelques mois, afin de voir si le fait de vivre dans un petit espace est vraiment synonyme de simplicité et de liberté, ou si c’est tout le contraire !

 

Pour conclure, j’ai envie de vous dire que tout changement est synonyme de sacrifices, de renoncement même quand on pense l’avoir bien préparé et anticipé en amont. On se rend compte que ce que l’on voyait comme des points négatifs (la ville avec ses nombreux commerces par exemple) étaient finalement des avantages (pas besoin de véhicule, on peut tout faire à pied). Le changement, même lorsqu’il a été très désiré, peut faire peur, déstabiliser, grignoter notre confiance en soi et notre capacité à faire les bons choix.
Il faut accepter le fait d’avoir besoin d’un temps d’adaptation, que l’on s’habitue à tout, mais que cela ne se fait pas du jour au lendemain. Ça nécessite de se faire confiance, s’écouter, se laisser le temps, être bienveillant avec soi-même (et les autres).

Nous sommes conscients que ce passage n’est qu’une étape dans notre projet de vie, une transition, qu’il faut apprendre à apprécier malgré les inconforts et incertitudes qu’elle implique. C’est ma plus grande difficulté à moi, qui ai toujours tendance à vivre dans le futur, à rêver du point d’arrivée sans savoir apprécier le chemin. Réussir à ne pas mettre ma vie entre parenthèses, dans l’attente d’une suite meilleure. Mon mari est très fort pour cela, pour savourer l’instant présent, j’essaie de m’en inspirer dès que j’en prends conscience.
Ces passages compliqués sont l’occasion de mieux se connaître soi-même, faire face à ses limites et celles de ceux qui partagent notre vie. On a eu des moments de doute, ça a parfois été très tendu, mais on a su faire face ensemble, on a communiqué, partagé nos angoisses, on s’est soutenu. C’est ça finalement le plus important, être bien entouré et savoir que l’on peut compter sur l’autre…  et pouvoir se dire « Home is were you are ».

 

Vous avez connu vous aussi des périodes de changement qui vous ont ébranlées, plus que vous ne l’auriez pensé ? Partagez tout ça dans les commentaires, je me ferais un plaisir de vous lire 🙂

34 Comments

  • Marina dit :

    Tout comme toi, nous avons déménagé de la ville à la campagne cet été. Avec la rentrée (changement d’école pour les filles, nouveaux trajets à faire pour nous, nouveaux transports, refaire son petit réseau…) j’avais l’impression que ma tête allait exploser!! Pour les courses, par exemple, c’est vraiment une organisation différente! Par rapport à l’intégration au village, je pense qu’il faut un certain temps. Dans notre cas, c’est un peu plus facile parce que nous sommes en habitat groupé, mais j’ai quand même la sensation de me sentir « étrangère » par rapport au reste du village surtout quand les fêtes locales ou de l’école se déroulent autours de saucisses et de boulettes… pas facile quand on est végétarienne :-)! Mais pour l’instant, on ne regrette rien 🙂

    • Hello Marina,
      Si tu savais comme ton message me réconforte, je me sens moins seule 🙂
      En effet, il faut laisser le temps au temps, l’avantage avec les enfants c’est qu’on est plus vite intégrés à la vie du village.
      Ici les fêtes locales tournent autour des taureaux (il les mangent aussi !) et du pastis lol
      J’y verrai plus d’avantages quand on aura franchi l’étape de la maison avec terrain et potager, mais chaque chose en son temps !
      À bientôt

  • sha-ne-no dit :

    Et bien quelle aventure…!
    C’est extrêment interessant tout ce que tu racontes, je ne suis pas dans une optique de changement dans l’immédiat, mais si c’était le cas je prendrais bien note de ton expérience.
    Il en ressort une belle motivation…
    Bonne journée
    Samantha

  • Mélanie dit :

    Ah ça me fait super plaisir de te lire à nouveau ! Il faudrait que je me remette à mon blog aussi, parce que moi la reprise des cours m’a suffit à tout chambouler mon organisation…

    Je te trouve bien courageuse , avec tous ces changements. Ça me fait prendre conscience que je suis encore bien trop attachée à mon confort pour me résigner à avoir « moins ».

    Et je te rejoins absolument sur le fait de toujours voir le point d’arrivée sans profiter du présent , du chemin parcouru/ à parcourir. C’est ce qui me fait defaut dans mon quotidien en fait , j’ai toujours l’impression que « ça sera mieux après ». Et j’attends toujours la prochaine étape sans apprécier les résultats de la précédente…

    Enfin bref, contente que tu reprennes du service et bon courage pour ta « nouvelle vie » 🙂 tu nous en diras des nouvelles!

    • Coucou Mélanie,
      Merci beaucoup 🙂 Comme je te comprends, c’est tellement chronophage de partager sur un blog, difficile d’être de partout !
      On est bien d’accord, c’est vraiment difficile de ne pas être dans l’attente du « ce sera mieux après », mais après quoi finalement ? Mon homme me dit parfois que je serai une éternelle insatisfaite, car de toute façon lorsque j’ai atteint un objectif, je me lance déjà de nouveaux projets ! Il vaut mieux en rire 😉
      Bises

      • Mélanie dit :

        C’est exactement ça… après quoi? Personnellement je pense que c’est lié au fait que je ne sache pas vraiment ce que je veux faire, et que je me lasse très facilement. Du coup chaque nouvelle étape est un peu comme un nouveau départ!
        Haha c’est peut-être ça mais tu as raison, autant en rire!

  • Céline dit :

    Merci de partager ces impressions. Le dernier paragraphe résonne tout à fait avec ma manière de fonctionner.
    Mettre sa vie entre parenthèse en attendant le « mieux », c’est ce que j’ai longtemps ressenti dans ma vie, en ayant en plus l’impression que la situation m’était imposée.
    Cela fait maintenant 6 mois que nous sommes installés dans la grange que nous avons achetée dans le but de rénover. J’ai allumé pour la première fois une ampoule hier! Et la sérénité arrive petit à petit, je savoure maintenant chaque petite amélioration à notre confort.
    J’avais très peut de ce changement et finalement, je me rends déjà compte à quel point j’ai appris sur moi-même pendant ces 6 mois.
    Je te souhaite de vivre cela comme une belle aventure, et comme tu le décris si bien, comme une étape dont il faut profiter!

    • Hello Céline,
      Merci à toi de partager ton expérience, ça fait du bien d’en parler, ça aide à dédramatiser 🙂
      Oh une grange à rénover, ça fait aussi partie de mes rêves, mais en effet ça demande pas mal de concessions… on n’a rien sans rien comme on dit, il faut savoir être patiente (arrrg !).
      Bonne continuation pour la suite des travaux 😉

  • Que de changements, et pas de moindres !
    Il y a un peu plus de 2 ans maintenant, j’ai fait le chemin « inverse »- je suis passée de la campagne à la ville (j’en ai parlé dans mon article « Le jour où j’ai quitté la campagne pour vivre en ville »). C’est un changement que j’appréhendais beaucoup, même si c’était un choix voulu et réfléchi… Je m’étais tellement habituée à vivre au milieu de la forêt, à deux pas de l’océan, que l’idée de vivre au milieu du bruit et du béton m’effrayait beaucoup.
    Finalement, comme je le relate dans mon article, j’ai découvert les nombreux avantages de la vie en ville et cela m’a permis d’apprendre à apprécier ce changement et à me focaliser sur le positif, si bien qu’aujourd’hui, j’envisagerais difficilement de m’isoler à nouveau à la campagne car je réalise que ce style de vie de répondrait pas à mes priorités actuelles.
    J’espère que toi aussi, tu trouveras vite tes marques dans ce nouveau lieu de vie, en te souvenant des raisons pour lesquelles tu as fait ce choix à la base 🙂 Bon courage pour la suite en tous cas !

    • Coucou Natasha,
      Je me souviens de tes articles, ils m’avaient d’ailleurs fait réfléchir sur le bien-fondé de vouloir quitter la ville. Il y a des avantages et inconvénients dans les deux, je pense que chacun est mieux adapté à certaines phases de vie. Avec les enfants, je ressentais vraiment ce besoin depuis quelques années, et je me demande même si ce n’est pas un peu trop tard (la plupart de nos amis nous disent qu’à partir de 10-11 ans les enfants n’en ont plus rien à faire d’avoir un jardin, ils sont trop collés à leurs écrans !).
      On verra où ça nous mènera, c’est vrai que pour le moment je ne bénéficie pas trop des avantages, car avec une maison de village sans extérieur j’ai l’impression de vivre en appart à la campagne… un peu la loose quoi lol Vivement le potager 😉
      Bises

  • Laetitia dit :

    Très bel article et très sincère . J’espère que tu trouvera tes repères et que tu aimera vivre dans ta nouvelle région . On ressens beaucoup de nostalgie dans ton texte . J’ai vécu peu de changement mais quand j’ai quitté la maison dans laquelle j’ai grandit pour emménager en couple cela a été très difficile . J’ai beaucoup pleuré . Ça a prit du temps . Et pourtant je le voulais vraiment . Il y a des gens plus sensibles aux changements je pense . Tu en fais parti . Belle journée

    • Coucou Laetitia,
      Merci à toi 🙂 En fait je crois que c’est ce qui m’a fait le plus gros choc, je pensais ne pas faire partie des personnes sensibles au changement ! J’aime quand ça bouge, m’adapter à de nouvelles choses, c’est ce qui m’a poussée à changer de job régulièrement dans le passé… j’aime les nouveaux challenges, devoir installer de nouvelles habitudes etc… Je crois que c’est le fait de découvrir qu’il y avait (pour l’instant) plus de négatif que de positif par rapport à mon ancienne vie qui m’a un peu ébranlée, comme la sensation d’avoir fait une erreur. Je pense qu’avec le temps ça ira mieux, surtout quand on aura la maison lumineuse avec extérieur et potager tant rêvée !
      Bises

  • Mely dit :

    Je suis vraiment très contente de te retrouver enfin… je savais qu’il y avait du changement mais je n’aurais pas imaginer qu’il vous affecte tous autant…
    Pour moi c’est justement le TRUC partir a l’aventure qui me fait kiffer tellement de changements et de choses a faire pour s’intégrer ou s’imposer (quand on a d’autres valeurs a partager…) bon après je suis une personne seule avec 4 bouledogue français. … pas de famille… a part eux…
    Mais je trouve que tu t’en sors bien !!!
    Laisse toi un peu de temps… c’est pourtant toi qui applique le 21jours pour une nouvelle habitude… alors un peu de patience je suis certaine que tu vas bientôt profiter des tous ses changements et t’ apercevoir que tu as beaucoup de chance aussi là où tu es maintenant !!!
    En tout cas je suis de tout coeur avec toi.
    Sois courageuse et patiente tu finira par dompter ta nouvelle vie et en profiter pleinement !!!

    • Hello Mely,
      Ah ah tu m’as bien faite rire, tu as raison il faut laisser le temps au temps ! Comme je l’ai dit dans mes réponses aux autres commentaires, je pensais aussi être comme toi, j’ai toujours aimé le changement et la nouveauté, devoir m’adapter, découvrir un nouvel environnement… c’est ce qui m’a déstabilisée, de voir que ce n’était pas aussi naturel que je le pensais. Et puis pour l’instant on n’a pas encore les avantages de ce changement (maison avec extérieur, potager…), donc la désagréable sensation d’avoir la même chose en moins bien ! (d’autant plus que mon homme est souvent absent pour le travail, je me retrouve pas mal seule à tout gérer).
      Mais ça va le faire, merci pour tes encouragements 😉

  • aurélie S C dit :

    Bonjour,
    C’est la première fois que je commente un de tes articles.
    Je t’ai trouvée franche et sincère.
    Ça m’a beaucoup touché, d’autant que nous avons fait le même chemin que toi cet été.
    Nous étions en appartement avec tout à portée de main et avec 3 enfants autant dire que c’était pratique.
    Maintenant dans un village de 700 habitants, ça change tout. Je dois prendre la voiture pour tout avec mes jumeaux de 2 ans, tout se complique. Il n’y a pas de magasins à proximité, et rien en bio. Je vais donc d’une ferme à l’autre, d’un producteur à l’autre.
    Ce qui me donne un vrai coup de pouce, c’est la ruche qui dit oui, renseigne toi, il y en a partout.
    Bon courage.

    • Hello Aurélie,
      Merci beaucoup pour ton message, ravie que tu sortes de l’ombre 🙂
      Ça fait toujours du bien de sentir qu’on n’est pas seule à vivre ça, et c’est cool de pouvoir échanger nos petites astuces pour faciliter l’adaptation. Le village où nous sommes est plus grand, avec deux magasins bio à 5km, donc je ne suis pas trop à plaindre. Mais moi qui faisais absolument tout à pied, ça me pèse vraiment de devoir prendre la voiture (d’ailleurs on va être obligés d’en acheter une 2ème, ce qui m’enchante au plus haut point !).
      Je connais la Ruche qui dit oui pour l’avoir pratiquée à Lyon, il y en a en effet dans des villages aux alentours. Pour tout te dire, j’ai même réfléchi à en ouvrir une ! Affaire à suivre 😉
      À très vite j’espère

  • Lisette dit :

    Je ne sais pas si je suis rassurée de lire cet article mais je me sens moins seule. J’ai beaucoup déménagé depuis mon plus jeune âge (j’ai 30ans et j’ai fêté l’année dernière mon 10ème déménagement). Et même si on s’organise mieux avec le temps, c’est tjr different, il y a de nouvelles contraintes etc et quand on pense qu’on va s’adapter facilement car on vient habiter ds une ville que l’on a choisi et qui nous plait, on se prend une tite claque derrière la tête car on se retrouve avec un mode et un rythme de vie différents. Une connaissance m’a dit qu’il fallait 9 mois pour s’adapter vraiment aux changements… je ne sais pas si c’est général mais je pense qu’il faille un certain temps pour trouver ses habitudes car à chaque fois que l’on s’adapte, on évolue (ouai un peu comme un pokemon), on change et on doit se réadapter à notre nouveau SOI.

    • Hello Lisette,
      Merci pour ton message qui est très intéressant. Tout changement finalement, que l’on soit habituée ou pas, qu’il soit subi ou désiré, comporte une part de peur et de remise en question (et d’inconfort aussi, car il s’agit bien de cela !). J’imagine comme ce doit être difficile quand on est enfant d’être toujours déraciné, d’être en permanence le « petit nouveau ».
      Il ne me reste plus qu’à prévoir un bilan dans 7 mois, on verra comment tout cela a évolué !
      À bientôt

  • Maylis dit :

    Franchement le mois après la rentrée on est tous patraque ! On est déjà crevé, excédé, déprimé : rassure toi même sans changement de vie, alors accorde toi le droit de ne pas être au top 😉 puis franchement c’est pas humain ce temps (j’habite a Montpellier donc tout près!) on doit courir dans tous les sens et on se liquifie a chaque pas, ce temps c’est bon pour siroter des citronnades pas pour la vraie vie 😉 bon tu verras par contre en hiver c le pied ! Pour l’école je comprends tes réticences… Nous avons du renoncer a l’école de la république, pour trouver une école en adéquation avec nos valeurs… j’espere sincerement que tu va trouver tes marques et le plaisir de vivre a la campagne rapidement ! J’adore ton univers que je viens de découvrir…

    • Merci Maylis pour ton message plein de bienveillance 🙂
      Tu as raison, la rentrée c’est déjà un challenge en soi, surtout avec des enfants ! Je crois que ça y est, l’automne est bien arrivé, j’ai ressorti les boots ce matin ! Je connais un peu la région en hiver, c’est clair que c’est le top 😉
      Ton mot sur l’école me fait réfléchir, c’est vrai que je ne me suis même pas posé la question, l’école publique était une évidence… On commençait même à se demander si on devait choisir le lieu de notre future maison en fonction de ça, de la qualité de l’école du village. Mon mari me dit que c’est l’école de la vie, qu’on est passé par là et qu’ils s’en sortiront aussi bien que nous. Il n’a pas tort, il faut parfois réussir à lâcher prise (même si c’est loin d’être facile !). Je suis rassurée car la maîtresse de mon fils en CP a l’air géniale, elle a une très bonne réputation dans le village.
      À bientôt

  • Je te comprends! Non contente d’avoir change de pays 2x, mais aussi d’etre passee de la ville a la montagne, nous avons aussi connu beaucoup de chamboulements dans notre vie pro ici. Du coup j’ai du mal a me souvenir de la derniere fois ou nous avons eu tous les deux une routine assez etablie pour etre comfortable en meme temps!
    C’et normal, le changement d’environnement, ce n’est pas toujours facile a gerer. Il faut vraiment laisser le temps au temps et apprendre les nouveaux codes, se faire une nouvelle place avant de pouvoir vraiment se sentir a l’aise et prendre ses marques.
    Ces periodes de transition ne sont jamais faciles, mais en effet rien de tel pour apprendre a mieux se connaitre 🙂 Bon courage a vous en tous cas! Je pense qu’une fois venu l’hiver tu appreciera le climat encore plus 😉
    PS: La photo de tes enfants et vraiment trop mignonne

    • Ton message me fait du bien, d’autant plus connaissent ton expérience 🙂 Et dire que l’un de mes projets les plus fous serait de vivre à l’étranger dans quelques années… on a bien fait de passer par une étape intermédiaire lol
      Le truc qui m’a pas mal perturbée aussi je crois, c’est de voir mon homme prendre ses marques aussi facilement alors qu’il n’aime pas beaucoup le changement. Forcément, il a tous ses repères ici, et même s’il s’était très bien habitué à Lyon, la mentalité et les coutumes lui sont plus familières. Et puis son nouveau job l’oblige à être absent souvent, à faire pas mal de bornes, ça n’aide pas à se reconstruire une routine sereine et agréable. Merci pour la photo 🙂
      Bises

      • Je te comprends, quand nous sommes arrives au Canada mon homme connaissait deja la ville est avait un boulot. Du coup il s’est habitue hyper rapidement alors que moi avec mon visa touriste et mon niveau nul en ski j’ai eu plus de mal. Mais maintenenant je ne me verrais absolument pas ailleurs 🙂

  • Lathelize dit :

    Yeah!! Bravo! J’imagine hâte de lire tes billets au fil des mois.
    Cela va te prendre une petite année peut être moins les enfants etant de puissants catalyseurs d’integration!
    Le grand changement est devant moi. Mi octobre j’abandonne mon tailleur de cadre dirigeant d’une entreprise du cac 40 pour rejoindre le monde associatif ( en divisant mon salaire par 2). Je pense être vue comme celle de l’extérieur, voire celle qui a trahi en travaillant presque 20 ans pour le capitalisme . Mais bon, je pense avoir fait le bon choix alors j’espère que cela ira et que je pourrais apporter plein de valeur ajoutée. Affaire à suivre !

    • Hello,
      Ton changement de vie est génial, ça m’a donné des frissons ! Tu as tellement raison de suivre tes envies, même si ça demande des sacrifices, plutôt que de rester dans une vie « conventionnelle », « toute tracée » qui ne te convenait plus. Je suis tellement dans cet état d’esprit ces dernières années que je ne peux qu’applaudir et t’encourager dans cette voie 🙂
      Merci pour ton message qui donne la pêche 😉

  • Clémence dit :

    Hello!
    Je suis bien contente de te retrouver!
    Bravo et merci pour et article si sincère.
    Bises.

  • Alexandra dit :

    Bonjour, pour nos débuts à la campagne il y a 10 ans, ce qui nous a aidé : les enfants, anniversaires, invitations, la participation à la vie locale ( club de gym ou danse…)…et grosse planification des repas sur la semaine pour gérer le marché, le magasin bio… Bon courage !

    • Hello Alexandra,
      Merci beaucoup pour ton partage d’expérience 🙂 C’est clair que les enfants aident pas mal à s’intégrer à la vie du village, ça me paraît moins impersonnel que dans une grande ville. Affaire à suivre dans quelques mois !
      À bientôt

  • J’espère que tous tes soucis vont s’arranger et que vous saurez tous trouver votre place dans cette nouvelle vie !
    Comme toi je ressentais l’envie de changement, après 16 ans à Paris et 2 ans à Bordeaux parfois en voyant les photos de Julie – Friendly Beauty, de son potager, de ses poneys… cela me donnait très envie. Et puis j’ai déménagé récemment pour le boulot dans la banlieue d’Avignon. Certes ça a beaucoup moins de charme que ton petit village mais les mentalités changent comme tu dis, et puis de devoir tout faire en voiture me pèse beaucoup, moi qui avait l’habitude de tout faire à pied et de programmer mes repas au jour le jour.
    Finalement cette expérience me montre que le centre ville me manque beaucoup !
    Beaucoup de courage à vous je suis sûre que ça finira par couler tout seul 😉

  • Florence dit :

    hELLO! Je compatis car je trouve ton post pessimiste par rapport à tes autres articles, le changement t’as bien choquée, semble-t-il. Je vais être un peu brutale mais je crois que tu subis le syndrome du touriste qui plaque son train-train quotidien pour s’installer sur son lieu de vacances. Il a idéalisé ce lieu et la vie sur place car, en vacances, on voit moins les points gênants. Cela étant, je suis du genre à dire que ce touriste a raison, il essaie de vivre la vie telle qu’il la conçoit et tente diverses expériences. Et dans votre cas, votre force est que vous vous soutenez, que vous avez mûrement réfléchi à votre projet. Tenez bon, soyez bienveillants les uns envers les autres, vous allez devenir plus forts. Je vous souhaite de trouver la vie dont vous rêvez!
    PS: pour la blague, nous sommes en train de préparer notre déménagement à proximité d’un de nos lieux de vacances favoris. Mais ce sera une grande ville, nous sommes trop citadins, mais nous visons les écoquartiers avec un habitat participatif en ligne de mire… donc, surtout, ne prends pas ce qui précède pour une leçon de morale! Nous faisons juste des expériences et je constate avec tous ces commentaires qu’on est nombreux à rechercher notre vie rêvée. C’est chouette!

  • Charlotte dit :

    Hello Laurence ! Welcome back 😉 je commençais à m’inquiéter. Super pour ce changement de vie, ça prendra du temps mais tu vas t’y faire… Je sais bien de quoi tu parles car je suis passée de la région parisienne (où je suis née) à Avignon il y quelques années, et l’adaptation a été difficile… Mais maintenant je suis super bien ici, et d’ailleurs nous c’est l’inverse on déménage pour 10m2 de plus, dans une maison vs appartement donc avec un jardin ! Mais j’attends tes conseils pour la cuisine car elle sera également plus petite, donc je pense qu’on va devoir refaire du tri… En tout cas si tu es de passage à Avignon un jour, ce serait un réel plaisir de te rencontrer « en vrai » 😉 Question livre (qui n’a rien à voir avec la choucroute) : tu as lu « Les lois naturelles de l’enfant » de C. Alvarez ? Jle l’ai commandé j’ai hâte de découvrir…

    A bientôt et bon emménagement dans le sudeuh’ !
    Charlotte

  • Elise dit :

    Ah le sud, c’est mon pays. Je comprends tout à fait que tu te sentes pas du tout à ta place, c’est typique de là-bas, ne t’inquiète pas, ils sont bourrus mais ils ont bon fond. Quand ils verront que tu es une personne gentille qui veut du bien à son entourage ça ira mieux 🙂 (et surtout que tu n’es pas un petite ignorante de la ville qui vient les envahir !)
    En tout cas c’est courageux de ta part d’embarquer ta famille dans un univers aussi différent avec des tas de bouleversements. Je suis certaine qu’après quelques moments difficiles une nouvelle routine s’installera et tout ira mieux (on s’adapte vite, surtout les enfants).
    J’espère que petit à petit tu découvrira tous les trésors de ta région (bon pas les moustiques on est d’accord), la chaleur de ses habitants et que ta vie sera plus douce, minimaliste et en adéquation avec tes valeurs.
    Bon courage, au plaisir de te lire
    Elise

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *