Minimalisme mode d’emploi

Il y a une dizaine de jours j’ai assisté à une conférence de Béa Johnson, la papesse du zéro déchet, lors de son passage dans ma ville. Lorsque j’en ai parlé sur les réseaux sociaux, on m’a demandé si j’allais en faire un compte-rendu sur le blog, et très sincèrement je ne pense pas que ce soit nécessaire car elle a globalement résumé le contenu de son livre, avec quelques petites anecdotes supplémentaires et beaucoup d’humour, et s’est prêtée à une séance de questions/réponses en fin de séance. Si vous n’avez pas encore dévoré son best-seller, je vous invite vivement à le faire, c’est une référence sur les thématiques de la simplicité volontaire et de la réduction des déchets.

Au delà de l’aspect « zero waste », son intervention m’a rappelé qu’à la genèse de sa réflexion, il y a eu tout d’abord une approche minimaliste de sa part. Elle a été contrainte avec sa famille de mettre toutes ses affaires dans un garde-meubles pendant deux ans lorsqu’ils ont vécu en location, le temps de trouver une maison pour se rapprocher du centre-ville. Au final, ils ont réalisé que seulement 20% leur était vraiment utile, et ont revendu les 80% de superflu. C’est à partir de là qu’elle a commencé à réfléchir avec son mari à leur manière de consommer, l’impact que cela pouvait avoir sur la planète et sur la manière de vivre leur vie. Elle dit aujourd’hui que pour eux tout est centré sur le verbe « être » au lieu du verbe « avoir », et qu’ils sont beaucoup plus heureux et « vivants » depuis qu’ils ont changé de perspective.

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Cela m’a fait réaliser que pour moi aussi, au tout début de mon cheminement vers une vie plus saine et plus simple, il y a eu un déclic minimaliste. La prise de conscience a commencé avec les lectures de Dominique Loreau « L’art de l’essentiel » et « L’art de la simplicité » qui ont vraiment réveillé quelque chose en moi. C’était il y a 6-7 ans, alors que l’avènement des blogs mode/beauté créaient besoins inutiles et frustrations, poussaient à la consommation, engendraient des comportements d’achats compulsifs (dont j’ai été un peu victime – j’avoue), cette découverte m’a fait l’effet d’un électro-choc ! Car au fond de moi je sentais que c’était mon idéal ce concept de « moins mais mieux », j’ai toujours été attirée par les choses simples, pures et durables et déteste les gadgets fantaisistes, babioles et collections en tout genre. Je pouvais enfin mettre un mot sur une idée que j’avais jusque là du mal à exprimer : le minimalisme. Je me souviens d’une anecdote banale, lorsqu’un prof d’anglais à la fac nous avait demandé de nous décrire dans la langue de Shakespeare sur une double page. Il avait commenté en me rendant la copie « vous m’avez l’air d’être quelqu’un de très raffiné, vrai et profond, je me suis senti apaisé en lisant votre présentation ». Yeux ébahis de mes camarades et moi-même, mais si je m’en souviens encore c’est que cet exercice a été une étape importante dans ma connaissance de soi.

Bref tout ça pour vous dire que j’avais envie de vous parler de minimalisme aujourd’hui, de « less is more », de ma vision des choses et de l’impact qu’il peut avoir sur nos vies, et même sur le monde qui nous entoure.

unMATÉRIALISME VS MINIMALISME

L’un des premiers constats qui m’a sauté aux yeux lorsque je me suis intéressée au minimalisme, c’est à quel point dans notre société occidentale capitaliste, tout était centré sur la consommation. Depuis que je suis petite on me rabâche « il faut bien travailler à l’école, pour faire de longues études, pour avoir un métier intéressant (sous entendu bien payé hein, pas intellectuellement intéressant !), pour bien gagner sa vie, pour pouvoir acheter tout ce qu’on veut… ». Est-ce que remplir sa vie de biens matériels serait une fin en soi, un accomplissement ?!
Même si mes parents m’ont transmis la valeur de l’argent, pour les avoir vu beaucoup travailler afin d’atteindre la « classe moyenne » tant convoitée, ils m’ont tout de même élevée comme la plupart d’entre nous dans des valeurs consuméristes. Je me souviens que ma mère remplissait chaque semaine un caddie bondé au supermarché, rempli de produits dont la télévision nous vantait les mérites, qu’ils choisissaient un lave-linge / sèche-linge / lave-vaisselle moyen de gamme, comme ça quand il ne fonctionne plus, hop poubelle, on remplace et on ne s’embête pas. J’en ai à la pelle des exemples de ce genre.

Consommer à tort et à travers fait partie de nos habitudes, c’est culturel, s’en rendre compte c’est déjà un premier pas, mais s’en détacher complètement c’est autre chose ! C’est comme un désapprentissage, on doit déconstruire tout ce qu’on nous a enseigné et même lorsque l’on se sent en affinité avec le concept, ça demande du temps et du travail sur soi. À mon sens on ne devient pas minimaliste du jour au lendemain, c’est un vrai cheminement semé d’embûches et de rechutes !

Béa Johnson a terminé son discours par « consommer c’est voter », et comme je l’ai déjà dit sur Instagram, je suis 100% d’accord avec ça. Je me désintéresse complètement de la politique car je sais très bien que la solution au chaos actuel ne sera pas apportée par quelques énarques avides de pouvoir. Les grands changements de société sont toujours arrivés par le bas, par des initiatives personnelles puis collectives et locales. En choisissant de consommer autrement, on envoie un message fort, on dit « je ne veux plus de ces produits cheap aux conditions de production humainement désastreuses et polluantes ». Ce dont je me souviens de mes cours d’économie c’est que c’est la demande qui créée l’offre, et non l’inverse (même si les marketeux sont très forts pour nous vendre des trucs inutiles, arrêtons d’être un consommateur moyen dont la définition est franchement peu glorieuse !). Avant chaque achat j’essaie de me demander « à qui profite cet argent, et pour soutenir quelles valeurs ? ».

Consommer autrement, consommer mieux, ça demande d’être bien renseigné, et de sortir du système. Et pour s’affranchir du « moule », il faut un peu de courage. Et du temps aussi, si vous me suivez depuis un moment vous devez savoir que je ne suis pas partisane des changements radicaux du jour au lendemain. On est bienveillant avec soi-même, chacun son rythme, et la perfection n’est pas le but.

 

Minimalisme

 

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DÉSENCOMBREMENT

On en a beaucoup entendu parler ces derniers temps, mais on ne peut pas y couper, une démarche minimaliste passe forcément par une phase de désencombrement. Pour avoir lu un grand nombre d’ouvrages sur le sujet, il n’y a pas de recette magique, il faut forcément se retrousser les manches ! Mais je peux vous donner quelques conseils qui ont bien fonctionnés pour moi :

Lire les ouvrages (et blogs) de référence sur le sujet justement ! Chacun retient les idées et astuces qui lui conviennent le plus, mais ils ont surtout le mérite d’être motivants. Les miens ne sont jamais très loin de ma table de chevet, et dès que je replonge le nez dans un de ces ouvrages j’ai l’irrépressible envie de faire du tri/ménage/vide dans les jours qui suivent !
Procéder par catégories d’objets (vêtements, livres, accessoires de cuisine, bijoux…) permet de se rendre compte des doublons, ceux que l’on utilise souvent versus ceux qui ne sortent jamais du placard etc.
Oublier les « astuces de stockage » qui permettent justement de gagner de la place et de stocker d’avantage ! Ce n’est pas le but, on veut justement posséder moins, uniquement ce que l’on utilise vraiment, donc « out » les boîtes et casiers en tout genre.
Commencer par un gros objectif en une seule fois pour profiter de ses effets bénéfiques. Marie Kondo conseille de faire le tri d’un seul coup et une bonne fois pour toutes, je ne suis pas forcément d’accord avec ça car on peut se retrouver découragé face à l’ampleur de la tâche, et à mon sens un travail de désencombrement n’est jamais vraiment terminé. Le mieux il me semble est de s’atteler en premier à la zone la plus problématique ou la plus visible (le dressing pour moi par exemple !) et de tout trier en un week-end. Il faut bien sûr sortir physiquement du placard les affaires que l’on ne souhaite pas garder. Le sentiment de bien-être et de plénitude qu’il en ressort devrait être un bon carburant pour s’atteler à la suite !
Se débarrasser au plus vite des objets dont on a plus besoin. L’idéal serait de tout apporter dès le lendemain à Emmaüs ou a la décharge (pour ce qui ne peut pas être donné). Très sincèrement, voir « traîner » ces affaires malaimées dans le hall ou la chambre est contre-productif et peut vous couper toutes vos ardeurs ! Si comme moi vous souhaitez vendre celles qui ont le plus de valeur, prenez les photos et rédigez les annonces rapidement (et stockez les en attendant hors de votre vue dans le garage, ou dans un placard dédié vidé grâce au désencombrement).
Trouver une place pour chaque chose, ranger les mêmes catégories d’objets au même endroit et s’y tenir ! Consacrez 15 minutes par jour pour remettre les choses à leur place (et toute la famille s’y met, chacun est responsable de ses affaires), faites en sorte que vos surfaces planes (plan de travail, table à manger, console de l’entrée) ne soient jamais encombrées
– Le dernier conseil et le plus efficace à mon sens, il ne faudrait conserver que ce qui est beau et utile. Marie Kondo le traduit par « ce qui nous apporte de la joie », en fait ce que l’on prend plaisir à utiliser, porter ou contempler. Le plaisir me paraît être une notion importante pour redonner du sens aux objets qui nous entourent.

J’espère que ces quelques pistes pourront vous aider, et très franchement quand on a mis un pied dans le désencombrement on ne peut plus s’arrêter tellement ça fait du bien ! Pour ma part, dès que je me sens un peu oppressée, confuse, que je n’ai plus les idées claires, hop un petit tri et ça repart ! Plus sérieusement, même si tout cela à l’air un peu futile et sonne « développement personnel », on sous-estime souvent le poids des choses sur notre psychisme. Moins posséder, c’est se sentir plus libre, plus serein. C’est passer moins de temps à entretenir, être plus disponible pour ressentir et vivre pleinement.

Un autre des avantages du désencombrement, c’est qu’il est suffisamment fastidieux pour ne pas avoir envie de recommencer tous les six mois ! On devient donc naturellement plus exigeant concernant ce qu’on laisse entrer chez soi, on se transforme petit à petit en un consommateur plus raisonné sans même s’en rendre compte.

troisUN ÉTAT D’ESPRIT AVANT TOUT

Comme je le disais plus haut, on ne devient pas minimaliste du jour au lendemain, c’est un vrai cheminement jalonné d’étapes, de petites victoires, de rechutes, d’ajustements… Chacun doit trouver son équilibre, son « juste milieu ». Certains ressentent le besoin de compter leurs objets pour se donner un cadre, ce sont les plus « extrémistes » dans la démarche, ils ne conservent que le strict nécessaire comme Béa Johnson, leur intérieur est immaculé, ils peuvent emporter toute leur garde-robe dans une valise cabine ! Je vous rassure j’en suis loin, si ça ne tenait qu’à moi je serais beaucoup plus perfectionniste dans la démarche, mais je dois composer avec la personne qui partage ma vie et qui est plutôt un accumulateur compulsif, incapable de se séparer du moindre objet, adepte des « au cas où », adorateur des gadgets en tout genre (surtout dans la cuisine !). La vie à deux est faite de compromis, je m’attèle donc à mes propres possessions, je montre l’exemple (et je me débarrasse discrètement des objets dont il a oublié l’existence lol).

Je me suis déjà posé la question intéressante : est-ce qu’on naît minimaliste, ou est-ce qu’on le devient ? (Descartes sors de ce corps !). L’éducation que l’on a reçu a une grande importance, si on a grandi avec ces valeurs et dans un modèle minimaliste, il y a de fortes chances pour que ça nous paraisse naturel et que l’on reproduise le schéma sans y penser (à part bien sûr si on a ressenti des frustrations que l’on cherche par la suite à compenser à tout prix !). La personnalité a son rôle à jouer également, pour ma part j’ai de fortes prédispositions pour la simplicité et la pureté, sûrement lié à mon tempérament introverti plus axé sur mon « monde intérieur » que sur le « paraître » et le jeu social. Mais je suis persuadée que l’on peut devenir minimaliste même sans ces deux pré-requis (j’ai de l’espoir pour mon homme !), il suffit de trouver son propre intérêt et l’équilibre qui nous convient. Les motivations de l’un ne seront pas les mêmes que celles du voisin (plus de liberté, plus d’économies, moins d’entretien et de ménage, mode de vie nomade, travailler moins…).

On pense bien souvent aux objets matériels lorsqu’on évoque le minimalisme, qui est en général la porte d’entrée vers ce mode de vie car la plus tangible et accessible. Mais quand on s’y intéresse vraiment, on se rend compte à quel point ça peut devenir un vrai art de vivre qui touche à toutes les facettes de notre existence : style personnel, alimentation, carrière professionnelle, éducation des enfants, relation aux autres…
J’ai très envie de développer une série d’articles sur ces sujets pour échanger avec vous et partager nos points de vue, est-ce que ça vous dirait ?

quatre

LES TRAVERS DU MINIMALISME

Comme pour tous les idéaux et styles de vie, quand on a trouvé ce qui nous convient et nous parle au plus profond de notre être, on a vite tendance à vouloir aller au bout de la démarche et ne voir plus que ça. C’est ce qui m’est arrivé à un moment, toutes mes lectures étaient orientées vers le minimalisme, je cherchais en permanence des blogs et articles sur le sujet. Ça devenait un peu une obsession au point où je pouvais passer des heures à épingler des images sur Pinterest de mon « kit de possessions idéales » ! Je passais aussi beaucoup de temps à écumer les e-shops pour trouver LE tee-shirt blanc parfait, ou LES tasses mesures idéales qui me dureraient toute une vie ! L’effet pervers de tout ça, c’est qu’à vouloir un intérieur ou une garde-robe parfaitement édités, aux coupes, formes et matériaux parfaits, on tombe dans l’effet inverse : au lieu de se détacher de la consommation, on ne pense qu’à ça et on devient complètement obsédés (attention aussi à ne pas tomber dans la surconsommation éthique et responsable, on ne fait que déplacer le problème) ! Il faut réussir à se détacher de tout ça, aujourd’hui je continue à adorer faire des wishlists, mais plus comme un jeu, un loisir auquel je réserve des petits moments, et le reste du temps je n’y pense pas.
Il faut aussi arrêter de se mettre la pression en mode « je dois trouver mon style qui durera toute une vie et qui définira qui je suis ». C’est un mythe, le style et les goûts personnels sont en constante évolution (et heureusement !), même s’il y a un fil conducteur, on n’est pas la même personne à 20, 30, 40 ans… On est forcément influencé par notre environnement, les gens que l’on côtoie, l’endroit où l’on vit (et les réseaux sociaux, oui oui !). Je me demande souvent si mes goûts découlent de mon libre arbitre, ou s’ils sont fortement modelés par les images qui défilent sous mes yeux à longueur de journée ? (encore un sujet de dissert !)

L’autre travers que j’ai rencontré dans cette expérience, c’est un rapport compliqué avec l’argent. J’ai diabolisé la société capitaliste, le concept selon lequel il faut « travailler plus pour gagner plus pour consommer plus ». Je suis partie du principe qu’avoir de l’argent c’est être matérialiste, que ceux qui voulaient en avoir toujours plus ne seraient jamais heureux et comblés. Je me suis dit que si je simplifiais ma vie, mes possessions, j’aurais moins de besoins, je pourrais travailler moins et avoir une vie plus libre et plus épanouissante. Et je peux vous dire que j’avais tout faux, l’argent n’est pas un problème à partir du moment où on le considère à sa juste valeur : c’est une ressource, une énergie que nous pouvons transformer comme on le souhaite pour mener la vie qui nous ressemble. Pour avoir vécu une sobriété subie pendant plusieurs mois, je peux vous dire que ce n’est ni confortable, ni rassurant ni libérateur ! Vivre des expériences, voyager, manger des produits de qualité, consommer éthique, local et durable nécessitent un certain budget… et quelle frustration de devoir faire des choix qui ne nous satisfont pas. J’ai complètement évolué sur cette question pécuniaire, et je pourrais dire aujourd’hui que ma vision serait « travailler mieux pour gagner mieux pour vivre mieux » !

 

Qu’est-ce que cela vous inspire ? Est-ce que vous vous sentez une âme de minimaliste ? Échangez votre point de vue dans les commentaires, je serais ravie de discuter de tout ça avec vous 😉

 

 

60 Comments

  • Eulalie dit :

    Ton article est très intéressant, très complet, et soulève des questions que je me pose moi-même.
    Je pense entreprendre bientôt un énorme tri à la maison car je me rends comte qu’on a du bazar partout mais qu’en réalité, on n’en utilise pas le quart !
    Et plus le temps passe, plus cet encombrement me mine. Je me rends compte qu’un environnement désencombré est vraiment bénéfique sur l’humeur. Vaste problème aussi : les jouets des enfants… Ils en ont beaucoup trop et pourtant on essaie de limiter, c’est fou…
    Bref, y a du boulot, chez moi, mais je sens que je suis à un moment de ma vie où j’ai besoin de faire ce tri pour avancer !

    • Hello Eulalie,
      Merci beaucoup pour ton message, et je ne peux que t’encourager à aller au bout de la démarche, d’autant plus que tu en ressens le besoin. C’est clair que le minimalisme est plus compliqué avec les enfants, à un moment j’ai complètement étouffé sous les jouets en plastique moches et bruyants ! Je n’hésite pas à faire des tris très réguliers, je le fais seule sinon je ne m’en sors pas, mais je leur montre le sac prêt à partir à Emmaüs en leur expliquant qu’ils vont rendre d’autres enfants heureux (ça passe mieux comme ça !). Et surtout j’essaie d’éduquer mon entourage, par exemple pour leurs anniversaires je prends en main un cadeau commun (cette année ma fille a eu un vélo et mon fils un stage d’équitation). Ce n’est pas simple, il y a toujours des irréductibles qui tiennent à leur cadeau en plastoc, mais petit à petit ça commence à rentrer 😉

  • J’ai adoré ton article, qui est plein de bon sens. Je suis moi aussi dans une démarche de désencombrement car plus le temps passe et moins je supporte le désordre et l’accumulation de possessions. Je ne vise pas forcément le minimalisme, qui est pour moi une démarche beaucoup plus poussée que la mienne, mais j’essaie d’appliquer certains de ses principes !

    Je vis depuis quelques mois dans un très petit espace avec mon chéri et clairement c’est assez pénible de vivre au milieu de « tous ces trucs » avec peu d’espaces de rangement. Même si nous n’avons pas tant de possessions que ça, je trouve que l’espace dans lequel on vit joue énormément. Heureusement, on déménage bientôt (youpi !) et c’est pour moi l’occasion de faire un gros tri : j’ai déjà trié mes produits de beauté, mes habits, mes bijoux et une partie de mes meubles/objets. L’idée, c’est aussi de me débarrasser de tous ces trucs en toc/plastique/de mauvaise qualité pour éventuellement racheter mieux et durable.

    En tous cas, si tu écris d’autres articles sur le sujet ça m’intéresse ! Je vais certainement y consacrer un billet aussi 😉 Bonne journée !

    • Coucou Astrid,
      Merci beaucoup 🙂 Je pense qu’il y a plusieurs niveaux dans le minimalisme, à chacun de fixer le « seuil » qui lui convient, c’est plus un état d’esprit, une manière de reconsidérer ses possessions et sa consommation. Je suis loin moi aussi d’être une « puriste », j’aime les jolies choses et me faire plaisir, mais j’essaie d’appliquer quelques règles simples comme « un qui entre c’est un qui sort », « ne pas acheter de nouveaux cosmétiques tant que mes flacons entamés ne sont pas terminés » etc…
      Vivre dans un petit espace est très révélateur, on se rend plus compte du superflu, tant que c’est caché dans des placards on n’y fait pas trop attention finalement. Ah le déménagement, l’occasion rêvée de faire un énorme tri et de se poser la question « qu’est-ce que j’ai vraiment envie de faire entrer dans mon nouveau chez moi » ! Je devrais aussi déménager cet été pour une plus petite surface, et alors que les autres fois ça avait été une vraie corvée, là je m’en réjouis d’avance (la fille un peu maso lol)
      Chouette, hâte de lire ton article alors 😉

  • Virginie dit :

    Vaste sujet et très intéressant !
    Le minimalisme est un concept qui m’intéresse : je suis quelqu’un de très désorganisé, ce n’est juste pas dans mon ADN. Espérer vivre dans une maison parfaitement rangée est utopique, j’en ai pris mon parti. Mais c’est justement pour ça que j’essaie de mieux réfléchir mes achats et de parvenir à jeter / donner / vendre ce dont je ne me sers pas. Parce que visuellement, rien ne m’apaise plus que l’ordre (et le fait de ranger, en réalité, si paradoxal que cela semble). C’est mathématique : moins on a de choses à ranger, plus c’est ordonné.
    J’ai fait l’an dernier un premier tri dans mes vêtements. Je ne suis pas une acheteuse compulsive, très loin de là (d’autant que j’ai toujours privilégié les matières naturelles et depuis quelques années, les vêtements éthiques), mais j’entasse. J’ai retrouvé des jeans trop petits depuis dix ans, des jeans troués de telle manière qu’ils ne sont ni portables, ni transformables en shorts, dont le tissu est tellement usé qu’il ne peut plus servir, même pour des chiffons => poubelle ! J’ai remis la main sur des t-shirts et des robes que je n’ai jamais beaucoup porté et qu’il m’était inenvisageable de reporter un jour => donnés. En revanche, j’ai exhumé une chemise à carreaux qui a bien vingt ans, en parfait état, beaucoup mise il y a vingt ans et que j’ai porté tout l’automne dernier et tout le printemps cette année !
    Cette année j’ai donc repris le tri de l’armoire, d’un sac je suis passée à trois et j’y vois plus clair. Je ne sais pas encore si je franchirai le pas de désencombrer autre chose. Les livres ? Impensable. Je les entasse aussi mais j’aime tellement cette bibliothèque pleine à craquer dans mon salon…
    Par contre il y a probablement quelque chose à faire dans ces placards emplis de choses qu’on y met pour ne pas les voir et dont on ne fait rien… Place perdue, place gâchée. Mais la démarche ne m’est tellement pas naturelle…

    • Hello Virginie,
      Ton témoignage est intéressant, et tu veux que je te révèle quelque chose : je suis loin moi aussi d’être une reine de l’organisation et une fée du logis, d’ailleurs quand j’étais étudiante c’était un peu le chaos chez moi 😉 Il me semble que c’est d’ailleurs en cherchant une solution à ma flegme chronique pour ranger que je suis tombée sur les ouvrages traitant de minimalisme et désencombrement. Et bien ça a été la solution miracle, moins on a de choses et par définition plus c’est facile de tenir le tout rangé et organisé !
      Comme toi lors de mon premier tri je suis tombée sur des jeans élimés que je n’arrivais à me résoudre à jeter tellement j’aimais la coupe (je me disais on sait jamais si un jour je tombe sur une bonne couturière qui peut me refaire le même !). J’avais une montagne de trucs de 10 ans d’âge mais que je ne portais plus, ça me donnait l’impression d’avoir le choix (et ça ne m’empêchait pas de râler chaque matin « je n’ai rien à me mettre » !). J’avoue que j’ai un peu du mal aussi avec les livres, du coup pour compenser j’ai viré presque tous les magasines que j’avais gardé, et j’ai pris un abonnement à la bibliothèque pour arrêter l’accumulation.
      Commence par l’un des fameux placards que tu n’as pas ouvert depuis longtemps, promis ce sera forcément bénéfique 😉

  • Tellement d’accord avec toi Laurence. mais tu le sais déjà 🙂
    Ton article est top, merci d’écrire aussi bien et de te donner tant de mal à faire passer ces messages.

  • Margaux dit :

    Article très intéressant et complet !
    Étant de nature « minimaliste » depuis toujours, à faire le tri et ne pas supporter l’accumulation d’objets inutilisés etc, je me suis beaucoup retrouvée dans tes mots et également dans la vie à deux avec Mr qui a plutôt une tendance collectionneur que « désencombreur » 🙂

    • Hello Margaux,
      Merci pour ton message 🙂 Je me sens moins seule d’un coup, je me suis dit à la conf de Béa Johnson « elle a vraiment de la chance que son mari soit dans le même délire » (elle a quand même lancé quelques pics genre « 80% du bocal annuel, ce sont ses déchets à lui » !). On va créer un club de soutien 😉

  • Ania dit :

    J’ai lu ton article attentivement et je le trouve très complet, j’avais raté la conférence à Lyon donc ça me fait plaisir que tu nous fasses un article sur le sujet. Quand j’étais chez mes parents, on vivait de manière assez minimaliste (en Algérie), ma mère n’aimait pas du tout acheter à outrance, et chaque changement de saison, je me souviens qu’elle donnait les choses qu’on ne mettait pas, je crois que je ressentais une certaine frustration, j’ai un certain attachement aux objets, en venant en France et vivant seul, je ne faisais qu’acheter ! Je claque tout mon argent dans les vêtements et les produits cosmétiques, et je ne me sentais pas forcément plus heureuse, j’avoue que sur le moment si, mais ça reste momentané, je crois que j’ai eu le déclic en voulant consommer mieux, plus sain, plus écologique et éthique. Je ne dis pas que mon mode de vie est parfait en ce moment, mais je suis une adepte du changement progressif et je suis satisfaite des efforts que je fais. Je voulais te dire que j’aime beaucoup le lien que tu fais avec le développement personnel, se centrer sur ses besoins intérieurs, c’est quelque chose qui me parle vraiment. Bon courage pour la suite de ton blog et vivement les autres articles

    • Hello Ania,
      C’est une chance à mon sens d’avoir grandi avec ces valeurs, même si je peux comprendre la frustration, les enfants sont très attachés à des choses matérielles insignifiantes mais qui leur rappelle un souvenir, une sensation (je le vois avec mes enfants !).
      On passe tous je pense par une phase d’achats un peu compulsifs, surtout au moment de l’indépendance et des premières paies ! C’est comme un passage initiatique, car comme tu le dis on réalise vite que ça ne rend pas plus heureux, voire même que ça laisse un sentiment de vide intérieur. L’important c’est que tu sois satisfaite du chemin accompli, et que tu aies conscience de tout ça 😉
      Je suis persuadée qu’il y a un vrai lien avec le bien-être intérieur, c’est la raison pour laquelle c’est beaucoup moins futile que ça en à l’air (et qu’il faut passer au delà de l’effet de mode).

  • Emm dit :

    J’aime beaucoup ton article qui correspond parfaitement à ma vision du minimalisme.
    Le minimalisme ne doit jamais être une fin en soi mais bien un moyen, un outil pour accéder a une vie plus pleine de sens. Et cela malheureusement est un peu mis de côté à l’heure actuelle tellement le minimalisme et le désencombrement deviennent LE truc a la mode…. Et comme tu le dis cela peut virer à l’obsession de compter ses objets, d’avoir le truc au design parfait etc.
    J’espère que tu écriras d’autres articles sur le sujet 🙂

    • Hello Emm,
      Ravie que l’on soit en phase sur le sujet, et tu exprimes très bien les choses, je le ressens vraiment comme une quête de sens.
      Béa Johnson explique pendant la conf qu’elle est parfois tombée dans des extrêmes dans sa recherche du zéro déchet à tout prix (elle raconte avec les détails l’anecdote de la mousse ramassée en forêt pour remplacer le papier wc… mais qui a séché entre temps et qui arrache bien lol), ça fait partie de l’expérience pour trouver son équilibre personnel !
      Il y aura d’autres articles car le sujet a l’air d’intéresser par mal de monde, et je réfléchis beaucoup ces derniers temps à la manière dont la philosophie minimaliste peut s’appliquer à tous les aspects de la vie 😉

  • lou payen dit :

    bonjour, Greenola
    je m’appelle Lou et j’ai… 56 ans. J’ai ressenti mon premier plaisir de minimaliste qui s’ignorait en fin de 4e, en jetant tous les cours de l’année à la fin du mois de juin (1972 ?). Mon premier appart quelques années plus tard (30 m2) est resté « vide » pendant les treize ans que je l’ai occupé : un grand lit, une chaîne stéréo et des disques dans la pièce principale (20 m2), une table et des chaises de jardin blanches dans la cuisine et un placard dans la salle de bains pour les fringues (les livres n’avaient pas survécu à l’épreuve du déménagement : ouste et vive les biblis !)… Ensuite ça s’est un peu compliqué : mec et enfant… Il n’empêche, je continue à n’avoir que du beau et de l’utile et les 63 m2 parisiens que je partage aujourd’hui avec mon fils de 18 ans sont des plus minimalistes. Comme toi, le moindre « encombrement » mental se traduit et se résout dans une petite séance de tri physique. Malgré cela je reste une grande consommatrice… qui n’accumule pas (je donne et je jette) mais qui remplace… souvent !

    • Hello Lou,
      Merci beaucoup de partager ton expérience avec nous ! C’est très libérateur de jeter les cours une fois l’année écoulée, je crois que les miens sont toujours stockés chez mes parents… ils croient nous faire plaisir en conservant nos vieux souvenirs, mais on remet rarement le nez dedans en fait ! Il faudrait que j’aille faire le tri chez eux aussi.
      Le parallèle entre ton amour du dépouillement et ta consommation importante est intéressante, est-ce que tu sais expliquer pourquoi ? Tu aimes la nouveauté ? Tu n’investis pas assez dans des objets durables ? Tu te lasses vite ? Le mieux c’est quand même de donner ou revendre plutôt que de jeter, pour soutenir le marché de l’occasion 😉

  • Charlotte dit :

    Top top top ! Merci et bravo pour cet article, encore une fois, tellement bien rédigé 🙂 Quelle chance d’avoir pu rencontrer bea Johnson ! Ça me re-motive car j’étais un peu en période de « rechute » comme tu dis, par exemple à acheter en ligne une robe Zara (qui est en faite hideuse!) sur un coup de tête, et que je vais m’empresser d’aller rendre au magasin… Mais sinon par manque de temps, j’ai stoppé THE grand rangement… Tu me redonnes espoir en disant que ça a été progressif pour toi, ouf ! Le point positif est que j’ai continué le zéro déchet (je ne sais pas si tu te souviens de moi ^^) et que je pense avoir trouvé mon équilibre (satisfaite sans trop de frustration!). Continue à partager et à nous écrire des articles de cette qualité, ça fait tellement de bien ! A bientôt 😉

    • Coucou Charlotte,
      Merci beaucoup pour ton adorable message très encourageant, ce sont des retours comme le tien qui me donnent envie de continuer à faire de mon mieux malgré tout le temps que ça me prend 🙂
      Bien sûr que je me souviens de toi, tu as tellement avancé à une allure folle dans le zéro déchet que les « rechutes » sont normales. Ce n’est même pas le bon terme, si vraiment cette robe te plaisait tu aurais pu la garder il n’est pas question de perfection mais d’équilibre (il m’arrive encore d’acheter chez Zara, même si c’est de plus en plus rare 😉 )
      Chez moi le désencombrement ça fonctionne par phases, quand j’en ressens le besoin je fais la tornade pendant une semaine, et je n’y pense plus pendant 6 mois ! Après je passe à autre chose, l’alimentation saine et végétale, puis les cosmétiques naturels, le bien-être et la naturopathie… Les thématiques « green » sont tellement vaste qu’il y a plein de choses à explorer, on n’est pas prête de s’ennuyer 😉

  • Rosenoisettes dit :

    C’est un bon article, bien détaillé qui capte l’essence du minimalisme.
    C’est vrai que le minimalisme et le zéro-déchet sont liés, cela fait partie d’une pleine conscience de l’environnement en général. Avoir peu et vivre plus, moins jeter pour mieux respecter.
    Le plus difficile n’est pas de ranger ou faire le tri, mais de le faire en profondeur en se débarrassant vraiment de tout ce qui est inutile. Nous avons trop d’attache ou de regrets à jeter/donner.
    Bonne journée

    • Hello,
      Tout est lié en effet, une réflexion en amène une autre, c’est ce qui est passionnant je trouve dans ces modes de vie « alternatifs », loin de ce que la société nous dicte de faire.
      Bien d’accord avec toi, je ne suis pas encore parvenue à faire un tri vraiment en profondeur, c’est un process itératif. Plus on le pratique et plus on se détache des choses, à chaque fois je réalise que j’arrive à lever des barrières et à aller plus loin. Peut-être qu’un jour on arrivera au même niveau de détachement que Béa Johnson ? Ou peut-être que ça ne sous correspond tout simplement pas 😉

  • PF dit :

    Hello,
    Article très intéressant et très pertinent dans son contenu !
    En revanche j’ai un peu de mal avec ce passage « Avant chaque achat j’essaie de me demander « à qui profite cet argent, et pour soutenir quelles valeurs ? »… et de voir que le lien pointant vers le livre de Bea Johnson dirige tout droit sur Amazon. A mon sens c’est un peu contradictoire quand on sait les valeurs véhiculées par Amazon… J’avoue que ça m’a presque choqué ^^

    • Hello,
      Je comprends ce que tu veux dire, je suis désolée si ça t’a choquée, ce n’était pas le but ^^
      Je suis toujours embêtée avec ça, et je vois souvent d’autres blogueuses se faire rappeler à l’ordre là-dessus… En fait le lien n’a pas du tout l’intention de dire « achetez chez Amazon », c’est plus une manière de donner la référence du bouquin, le côté pratique (en plus c’est assez bien fait avec les avis et suggestions d’autres lectures similaires !). C’est un réflexe en fait, je le fais sans même m’en rendre compte quand j’entends parler d’un ouvrage. Le lien n’est bien sûr pas du tout sponsorisé (aucun sur le blog d’ailleurs), et je préfère de loin que mes lecteurs-trices se rendent en librairie pour se le procurer. Après je sais que certaines personnes n’ont pas le choix, elles vivent dans des endroits où Amazon est le seul accès à certains ouvrages et rien que pour ça c’est quand même pas mal, même si je suis bien d’accord que les valeurs de l’entreprise sont déplorables… Ça m’arrive de commander sur le site quand je n’arrive pas à trouver un livre bien précis dans ma ville, comme je l’ai dit je suis loin d’être parfaite. Ce qui ne m’empêche pas d’en avoir conscience au moment de valider l’achat !
      Merci en tout cas pour ton message 😉

  • Aurore dit :

    Ah! je reconnais la robe de Béa version Lyon^^ J’étais également à cette conférence et bien que n’ayant pas appris grand chose (comme tu le dis c’est le contenu de son bouquin) la voir en personne était très sympathique. Ça me redonne un élan sur l’aspect « réduction des déchets » qui peut être encore amélioré^^ Je partage ta vision du minimalisme et ton point de vue sur les travers^^ Pour ma part, j’avance petit à petit, par phase, avec l’inspiration des lectures du moment! J’ai été beaucoup influencé par Béa en premier lieu, il y a de çà 3 ans, puis je suis passé à des ouvrages plus général sur la sobriété heureuse. C’est dernier temps, j’ai lu Dominique Loreau et Marie Kondo (donc je suis en plein tri, et les sacs s’accumule aussi mais ils sont bien cachés ^^) et je m’intéresse beaucoup à l’alimentation (végétale notamment) à travers pas mal de blogs. Le minimalisme est un long chemin qu’il est agréable de suivre à son rythme, pleins de découvertes!

    • Hello Aurore,
      Ah tu y étais ! Moi aussi j’étais ravie de la voir « en vrai » nous raconter ses petites anecdotes 😉
      J’aime également passer d’une thématique à l’autre, les axes d’amélioration sont tellement vastes qu’il y a de quoi faire ! Tu as lu Pierre Rabhi ? J’apprécie aussi l’aspect un peu plus spirituel du minimalisme, la philosophie de vie derrière.
      Bon courage pour ton tri !

  • Kelly dit :

    Bonjour, j’ai decouvert ton blog il y a peu mais MERCI !!!
    On se sent tellement bien quand on lit tes articles et notamment celui ci !! Cela fait environ 6 mois (oui il faut un début a tout!) que je commence a prendre conscience du problème de l’accumulation et surtout des déchets !! J’ai vraiment envi de pousser la démarche aussi loin que je le pourrai en allant acheter les aliments en vrac notamment. On se fait bouffer par les hyper marchés et je trouve ça dommage que peu de personne s’en rendent compte finalement… On est dans une société de consommation ou on nous pousse à acheter et ce, toujours avec plus de déchets.. Je vais vite lire le livre Zéro déchet qui me donne bien envi ;)) encore merci
    Kelly

    • Oh merci beaucoup Kelly 🙂 Il n’est jamais trop tard, c’est une bonne chose que tu te sois éveillée à ces problématiques, et en changeant tes habitudes tu vas influencer ton entourage qui va évoluer à son tour. On a tous notre rôle à jouer, on n’en est qu’au début du grand changement, crois moi les choses vont changer petit à petit… Tu verras le livre de Béa est top, on se rend compte de tellement de choses qui paraissent simples, mais auxquelles on ne pense pas tellement on est conditionnés par la société de consommation !
      À bientôt

  • Merci pour cette article, comme d’habitude bien détaillé et informatif. Très sincèrement je ne me retrouve pas dans le minimalisme. Car je suis d’accord que « consommer c’est voter » et je fais attention a privilégier la qualité plutôt que la quantité. Mais pour moi trop de minimalisme revient un peu a de l’austérité (encore une fois, c’est mon ressenti personnel!). Pour ma garde-robe par exemple j’aime avoir le choix, avoir plein de couleur et de coupes différentes. Je pense que les capsule wardrobe est autre sont une bonne solution pour celles qui ne s’y retrouve plus ou qui n’aime pas devoir tout le temps choisir.
    Après, j’avoue ne pas non plus accumuler des tonnes. L’endroit où je vis est propice au détachement par rapport aux tendances et j’évite justement les blogs / magasines etc. qui pourraient me tenter de consommer.
    Quant au rapport a l’argent, je suis tout à fait d’accord avec toi. Consommer éthique et en accord avec nos principes demande un certain budget, et être contraint a l’austérité financière n’a rien de libérateur. Comme pour tout je pense il y a par contre un juste milieu entre pauvreté et extrême richesse (avec tant de gaspillage parfois :/)

    • Hello,
      Je vois ce que tu veux dire quand tu parles d’austérité, mais je crois vraiment que chacun peut adapter les valeurs du minimalisme à sa sauce, en fonction de sa personnalité et de ses besoins. Pour ma part j’aime bien ce petit côté « austère » et « monastique » qui apportent pureté et raffinement (c’est ma vison, elle n’a rien d’universel !), mais personne n’a dit que le minimalisme devait forcément être monochrome, ultra simplifié et avec très peu d’objets. Si tu aimes avoir une garde-robe bien garnie, mais que chaque pièce est portée et appréciée à sa juste-valeur sans accumulations inutiles et sans comportement d’achats compulsifs, pourquoi pas ! Encore une fois, chacun ses règles, on place bien le curseur où on le veut.
      L’extrême richesse ne me pose pas de problème non plus, si l’argent est dépensé intelligemment (on associe souvent richesse avec faste, clinquant, gaspillage… certaines stars sont de très bons exemples !) mais quelqu’un comme Bill Gates semble avoir un rapport assez sain avec cela (bon après je ne connais pas son style de vie en détail, c’est l’image que j’en ai !)

      • Oui c’est moi aussi l’image que j’ai de lui. Il met en tout cas une bonne partie de son argent a bon escient et pour de bonnes causes.
        A travers mon boulot je suis amenee a travailler avec des clients tres riches et je dois dire que ca me donne parfoismal au ventre de voir les sommes qu’ils depensent pour (a tout hasard) une porte pour leur hangard a ski dans leur deuxieme maison…
        Et oui, je consomme de maniere reflechie, je ne garde que des choses que j’aime et je donne ce dont je me lasse. Mais impossible d’appeler ca minimalisme, vu que finalement j’aime quand meme l’abondance. Disons: l’abondance reflechie 😉

        • J’aime bien ton terme d' »abondance réfléchie », un joli compromis 😉 Pour moi je dirais un « minimalisme confortable », mais si ça se trouve on possède le même nombre d’objets, on a tous une perception différente du « trop » et du « peu » !
          Ne m’en parle pas, on a parfois l’impression que l’on ne vit pas sur la même planète que les très riches, mais sont-ils vraiment plus heureux ? (j’en doute très fort 😉 )

  • Belle réflexion, j’ai lu ton article avec beaucoup d’intérêt. Voyageant beaucoup et déménageant à peu près une fois par an, je suis forcée d’être plutôt minimaliste, ce qui est loin de me déranger. Accumuler a tendance à me faire peur, à me donner une sensation d' »enracinement » que je n’aime pas. Et même si au début de ma vie professionnelle j’ai eu tendance à vouloir m’acheter tout ce qui me faisait envie, surtout niveau mode, je m’en suis vite lassée et en suis revenue, préférant avoir de bons basiques plutôt que d’entasser de l’éphémère.

    • Hello Carolina,
      C’est vrai que le minimalisme se prête très bien au mode de vie nomade, d’ailleurs les grands voyageurs sont en général de vrais experts sur la question ! Quand tu parles d’enracinement, on ressent bien le « poids » de nos possession sur notre psychisme.
      On est bien d’accord que l’on traverse souvent une période assez consumériste au début de notre expérience pro, mais on réalise rapidement que c’est vain et que ça ne rend pas plus heureux !
      Merci pour ton message et à bientôt 🙂

  • Véro dit :

    Très interressant et très complet cet article, j’aime ces différents comportements tendant vers le minimalisme, meme si pour moi, les puristes, les vrais minimalistes ne s’accommodent pas de ce que j’appelle les petits arrangements, style je consomme, certes mais éthique, mais durable, etc
    Un minimaliste consomme mais d’une manière indispensable, bien sur il ne s’agit pas de vivre d’une façon misérable avec des bouts de scotch et de ficelle en matière de réparation et de décoration, mais du beau, solide et pratique, voilà la définition pour moi du parfait objet minimaliste.
    Je partage également ton avis, que nous changeons à tous les niveaux au cours de notre vie et que forcément nos gouts en découlent. La bonne question est de savoir que devient notre mode de vie minimaliste dans notre envie de changer certaines choses ? je suis plutot cyclique, j’alterne des phases d’inertie consommatrice et de changement radical, mais comme le temps espacé entre 2 cycles est relativement long, je m’y retrouve tant sur le plan simplicité qu’encombrement car à chaque nouvelle acquisition, une autre sort. C’est la seule manière que j’ai trouvé pour maintenir l’ordre chez moi et dans ma tête ! 😉

    • Hello Véro,
      Merci à toi, on est bien d’accord que les « puristes » sont très loin de toute considération matérielle, mais je pars du principe que l’on n’a pas besoin d’être « extrémiste » pour appliquer la philosophie minimaliste au quotidien, à son niveau avec ses petits arrangements personnels. Dominique Loreau parle souvent dans ses ouvrages des moines bouddhistes qui on pour seule possession un petit baluchon avec le strict nécessaire, j’en suis suis très loin et Béa Johnson également ! On est tous le puriste de quelqu’un et le laxiste d’un autre !
      Moi aussi je connais les phases cycliques que tu décris, mais ces dernières années je consomme surtout pour remplacer des objets qui me paraissent indispensables pour une version plus durable (et puis des affaires pour les enfants, c’est fou comme on est obligés de tout remplacer fréquemment !). Mais dans ce cas, j’essaie de me tourner vers l’occasion de plus en plus, chose que je ne faisais pas avant, ou des marques françaises de qualité voire des artisans. Il ne s’agit pas de ne plus consommer du tout, mais mieux en faisant de chaque achat une vraie réflexion (sans tomber dans l’obsession non plus, j’essaie de dédramatiser, s’il n’est finalement pas aussi qualitatif ou utile que je le pensais, j’en ferai profiter quelqu’un d’autre qui en a besoin).
      Et quant au besoin de renouveau que tu évoques, je me rends compte que plus j’investis dans des belles pièces, durables et solides et moins j’ai envie d’en changer. J’aime les voir se patiner au fil du temps. C’est pour la déco que c’est plus compliqué, mais très franchement en changeant quelques accessoires (vases chinés aux puces, coussin, paniers, cadres…) on peut avoir un sentiment de renouveau sans tout remplacer. Je m’en accommode très bien ces dernières années, alors que j’avais avant envie de tout changer tous les 6 mois ! Ah oui et puis des jolies fleurs, des plantes vertes, ça change tout sans encombrer 😉

  • vivremieuxplusheureux dit :

    Bonjour, je viens de découvrir ton blog via instagram et j’aime beaucoup tes articles. Pour ma part, c’est lors d’un voyage en 2010 (en Guyane et au Brésil) que je me suis rendu compte de notre façon impressionnante et anormale de consommer ! Depuis j’ai pris du recul, pas à pas, et je me détaché de cette société de CONsommation. D’ailleurs depuis 2 ans je n’ai plus de télévision à la maison et ça aide beaucoup je trouve, plus de lavage de cerveau ! Et on vit très bien sans ! J’ai vu Béa Johnson en conférence et la un gros coup de motivation m’a envahi. Bref je change complètement mon mode de vie en ce moment et je suis plus heureuse et lucide que JAMAIS 🙂 Continue dans ta lancée je serai heureuse de te lire…

    • Merci pour ton message 🙂 C’est clair qu’être confronté à des cultures qui vivent avec beaucoup moins (et qui n’ont pas l’air malheureuses pour autant bien au contraire – je ne parle pas de certains bidonvilles démunis) ça fait réfléchir sur nos propres besoins et notre manière de CONsommer 😉
      Si ça ne tenais qu’à moi, il n’y aurait plus de télé non plus à la maison, je ne la regarde jamais (ce qui est loin d’être le cas de mon homme malheureusement !) et je fais très attention aux programmes que les enfants visionnent (jamais le flot proposé par les chaînes, toujours un dessin animé téléchargé – pas bien ! – ou un reportage en replay donc très peu de pubs).
      C’est clair que voir et entendre des gens qui sont plus avancés dans la démarche comme Béa J. c’est super motivant, et le fait d’y trouver du bien-être est un vrai moteur pour avoir envie de continuer 😉
      À bientôt

  • julie dit :

    Merci pour cet article pas démago ! ça change tellement !
    Merci pour ta sincérité et ce bel article très complet. J’ai hâte que tu approfondisses chaque méthode.
    Le minimalisme peut également être source de stress lorsqu’il est lié à une obsession ou lorsqu’il est subie et c’est bien de pouvoir le lire. J’aime les articles nuancés 🙂

    • Oh merci Julie, ça me touche beaucoup 🙂
      Je reste toujours dans la nuance, je n’aime pas en général les idéaux ou comportements trop extrémistes. J’aime bien parler d’un sujet quand j’ai suffisamment de recul sur les avantages mais aussi les effets pervers / néfastes, ça permet d’avoir une vue d’ensemble et de mettre en garde ceux qui commencent à s’y intéresser. Même si chacun fait son propre cheminement, c’est intéressant de faire des erreurs pour trouver ce qui nous convient vraiment, c’est en tâtonnant qu’on trouve son propre équilibre. Je t’avoue que le débat vrai/faux minimaliste, bio à demi ou à 100% m’agace un peu, chaque petit pas compte, il n’y a pas de vérité absolue 😉

  • Elise dit :

    Comme d’hab un article de qualité, merci c’est vraiment un plaisir de te lire.

    Je me suis mise en zéro déchet en janvier et donc naturellement au minimalisme. Je ne suis pas une acheteuse compulsive, loin de là (bon sauf pour les livres, j’ai grandi sans télé dans une maison remplie de livres et de bds).
    Ce mode de vie est extrêmement enrichissant et libérateur. En ce moment je suis nomade en attendant un nouvel appart et je suis très fière de voir que les choses essentielles tiennent dans un sac de rando, maintenant je n’ai plus de mal à faire du tri, à mettre de côté des choses, à voyager léger. Comme dit Béa il faut être et non avoir !

    En tout cas continue de partager tes découvertes et expériences avec nous, c’est toujours motivant de découvrir des personnes dans le même état d’esprit.

    • Hello Elise,
      Merci beaucoup 🙂
      Arg, je t’avoue que moi aussi je me retiens très fort pour ne pas être une acheteuse compulsive de livres ! (la bibliothèque m’aide beaucoup dans ce sens).
      Le mode de vie nomade est celui qui permet le plus de toucher du doigt l’art de vivre minimaliste, c’est là qu’on se sent compte que l’on a finalement besoin de pas grand chose.
      À bientôt

  • Aurelia dit :

    Bonjour Laurence,
    J’ai vraiment adoré ton article qui résonne tellement avec ma démarche actuelle. j’ai longtemps fait des tris de vêtements et produits de beauté, et puis l’an passé j’ai déménagé en Inde et j’avais le droit à 2 valises, du coup là ça a été le grand tri pour tout le reste de mon appart. J’ai emmené 3 sacs énormes à la Croix Rouge (je déconseille les points relais après avoir vu un docu à ce sujet, j’ai appris que c’est un véritable business et que les associations auxquelles on croit donner reçoivent en fait une commission par tonne de vêtements pour l’apposition de leur logo sur la benne), donné pleins de produits à droite à gauche, demandé aux gens d’arrêter de m’offrir des bibelots en tout genre, etc !
    Contrairement à toi en revanche, je suis encore dans une phase « gagnez moins pour vivre mieux », je me dis que je préfère gagner moins, voire beaucoup moins, et avoir plus de temps pour moi. Du coup je suis personnellement assez en phase avec ce passage de ton article « Je suis partie du principe qu’avoir de l’argent c’est être matérialiste, que ceux qui voulaient en avoir toujours plus ne seraient jamais heureux et comblés. Je me suis dit que si je simplifiais ma vie, mes possessions, j’aurais moins de besoins, je pourrais travailler moins et avoir une vie plus libre et plus épanouissante. » Mais j’apprécie d’avoir un autre son de cloche et ton expérience de sobriété imposée fait également réfléchir au fait que ce n’est peut-être pas si idéal que ça.
    Bonne journée! Aurélia

    • Hello Aurelia,
      Merci à toi, tu es adorable 🙂
      Wahou, l’installation en Inde avec deux valises, sacré challenge minimaliste ! Merci pour l’info sur la Croix-Rouge, c’est bon à savoir 😉
      Pour ce qui est du « vivre avec moins », ça dépend beaucoup de ton mode de vie je pense. Pour ma part, je suis loin d’avoir une vie nomade et cette sobriété imposée, si elle a été libératrice les premiers temps (je n’ai pas d’argent à dépenser, donc pas la peine de penser à la consommation) s’est révélée au bout d’un moment pleine de frustrations : pas de voyages, devoir se rabattre sur les trucs de moins bonne qualité, moins éthiques lorsque je suis obligée de me procurer un bien (par contre il y a un truc sur lequel je n’ai pas fait de concession : l’alimentation. Je suis juste devenue plus végétarienne, donc c’était un mal pour un bien !). Mais en effet si tu vis en Inde, que tu peux faire plein de découvertes avec peu de moyens, je comprends ton désir de travailler moins pour vivre plus 😉
      À très vite

  • Marie dit :

    Merci !

  • Charlotte dit :

    Ton article m’a donné envie de faire le tri dans mon dressing !
    Je m’y attelle ce week-end, ça servira pour le déménagement à Clermont-Ferrand.

    PS : c’était très sympa de te rencontrer à la soirée Greenma 🙂

    • Coucou Charlotte,
      Génial, les déménagement sont le meilleur prétexte pour faire le vide 🙂
      J’ai été ravie aussi de rencontrer « en vrai » des personnes partageant les mêmes centres d’intérêt, on a passé un bon moment 😉
      À bientôt j’espère

  • Chawizz dit :

    J’aime beaucoup ton article.
    Etrangement, je suis plutôt du genre à accumuler, vraiment beaucoup. J’ai une quantité de vaisselle complètement disproportionnée, par exemple: je ne reçois jamais, mais j’ai un plaisir inoui à me faire des mises en place toujours différentes. Je m’amuse donc vraiment à changer, à varier selon mes envies.
    Pourtant, je suis intéressée par le minimalisme. Je ne sais pas si ce mot implique forcément d’avoir que très très peu de choses (4 assiettes, 4 fourchettes….) ou s’il implique d’être bien avec ce que l’on a, même si c’est trop, aux yeux de certains.
    J’aimerais trier davantage, et j’ai aussi le problème du conjoint accumulateur. A deux, ça finit par donner des résultats assez impressionnants.
    En même temps, une fois que j’ai l’objet, je me dis que je n’ai pas envie d’avoir à le racheter, que le jeter est absurde, car le jour où j’en aurai envie/besoin, je serai bien embêtée.
    Bref, c’est une navigation constante, entre l’envie d’épurer et la sécurité de garder (pour éviter de manquer, sans doute, pour éviter aussi des dépenses inutiles et en précipitation, également. Par exemple, il y a des pulls dont je n’ai certainement pas besoin…jusqu’à ce que je me retrouve dans telle situation et que tel pull est exactement ce qu’il faut.)
    Je crois que j’ai envie d’avoir les objets pour chaque situation possible. C’est sans doute une sorte de grande angoisse sur l’avenir que nous avons tous et qui se traduit ainsi me concernant.

    Enfin, concernant l’influence des blogs et de Pinterest ou Insta, je suis totalement consciente aussi d’être imprégnée et influencée à ce sujet. J’ai décidé de l’admettre et surtout, j’ai réfléchi au fait que ça me convenait, que j’étais bien comme ça et qu’il ne fallait pas chercher plus loin.
    Je prends ce qui m’intéresse, je trie et tant que c’est confortable, je laisse faire. Je dirais même que si d’autres personnes ont défriché le terrain avant moi et m’apportent certaines réponses sur un plateau, alors, ma foi, si je suis d’accord, je n’y vois aucun inconvénient. Il ne s’agit pas de foncer aveuglément, mais d’interroger les propositions et de voir si cela est fait pour soi. Si oui, on peut adopter.

    En tout cas, merci pour toutes ces questions soulevées. C’était très plaisant à lire. 😉

    • Hello Chawizz,
      Je suis persuadée que chacun peut être « minimaliste » à sa façon, c’est plus un état d’esprit que des règles établies, à toi de trouver ton propre équilibre. Tu parles d’accumulation, et de sécurité, de « au cas où », ces deux notions étant assez éloignées de la philosophie même du minimalisme. L’idée étant de ne garder que ce que l’on utilise vraiment, même si ce sont 10 assiettes (dépareillées ou pas !), si tu t’en sers régulièrement et que tu y prends du plaisir, garde les 😉
      Par contre, tous ces « au cas où », « ça peut me servir un jour », en règle général tu te rends compte que c’est rarement le cas. Et le jour où tu as vraiment besoin d’un de ces trucs, tu peux trouver des alternatives à l’achat et à la possession : te faire prêter l’objet si c’est pour une seule utilisation, louer, acheter d’occasion… J’essaie vraiment d’éradiquer cette peur de manquer qui n’est pas du tout fondée, on a vraiment accès à tout facilement !
      C’est intéressant ce que tu dis sur le fait d’avoir les objets pour chaque situation possible. C’est la question que je me suis posée pour trier, optimiser ma garde-robe, et j’ai donc noté sur un papier toutes les activités que je pratiquais régulièrement (travail, sorties au parc avec les enfants, week-end à la plage, balade à vélo, déjeuner avec des copines…) et j’ai rayé toutes celles d’une vie rêvée, idéalisée qui ne se présentaient jamais, ou très rarement (genre cocktail très habillé !). Je peux te dire que ça m’a bien aidé, pas la peine de garder des trucs pour des occasions qui ne se produiront jamais (tu invites souvent 30 personnes chez toi ? tu héberges souvent des amis ?).
      Pour ce qui est de l’influence des images sur internet, je me retrouve assez dans ce que tu dis, je m’en sers aujourd’hui pour me simplifier la tâche, j’ai repéré des « influenceurs » dont je partage les goûts et qui me permettent de trouver LE truc que j’aurais mis des heures à dénicher (d’autant plus que je n’aime plus du tout faire les magasins, je commande souvent sur internet donc c’est bien pratique). C’est bien d’avoir ce recul, mais ça n’a pas toujours été le cas pour moi, et je pense que c’est loin d’être le cas pour toute le monde ! Mais je ne peux pas m’empêcher de penser tout de même que si on ne m’avait pas mis ce « superbe manteau » sous les yeux, je n’aurais probablement pas ressenti le besoin de l’acheter (j’ai déjà deux manteaux). Mais bon, j’avoue que j’y prends du plaisir, et chaque achat est soigneusement réfléchi, j’aime me laisser le temps de tester l’envie profonde versus le coup de coeur passager.

  • annea dit :

    bonsoir
    j’ai découvert ton blog via celui de Natasha -Echos verts et je suis totalement fan. J’ai profité de l’absence de mon petit loup de 3 ans (merci à sa mamie d’assurer pendant les vacances) pour le parcourir (au lieu de préparer le diner et de donner le bain) et j’adore toutes les rubriques, j’y retrouve mes préoccupations du moment. J’ai partagé l’article consacré au minimalisme dans le groupe Facebook des apprenties minimalistes géré par Mino Ra et les commentaires sont très positifs….. Je reviendrai te voir très souvent et je pense que je ne serai pas la seule ….
    bonne soirée

    • Salut Annea,
      Merci beaucoup pour ton message, tu es adorable 🙂
      Ça m’arrive aussi d’être derrière l’ordi ou mon téléphone au lieu de « remplir mes obligations », personne n’est parfait ton p’tit loup ne t’en voudra pas, c’est les vacances 😉
      Je te remercie pour le partage, je vais essayer de trouver le groupe Facebook dont tu parles, ça m’intéresse !
      À très bientôt j’espère, au plaisir d’échanger avec toi

  • Bonjour Laurence,
    J’ai découvert ton blog suite au partage de cet article sur le groupe des Apprentis Minimalistes par Anne (d’ailleurs, elle a commenté ci-dessus :)). Et je peux te dire que j’ai beaucoup aimé, surtout la partie 4, sur les travers du minimalisme. Ça m’a fait sourire car je me reconnais dans la partie : trouver le truc qui me durera toute la vie, et aussi sur le t-shirt blanc parfait 🙂 Et tu as soulevé un sujet assez intéressant qui est la diabolisation du capitalisme aussi. Je me suis demandée si je serai vraiment plus heureuse si je n’avais que le strict minimum en nombre de possession et pareil en rentrée d’argent. Ton article a répondu à ma question. « The minimalists » disaient que ce n’est pas le fait de consommer qui est un problème, c’est de croire que notre bonheur en dépend. Donc en fait ce sera toujours une question d’équilibre, avec combien d’objets de chaque sorte on est à l’aise. Il n’y a finalement pas de généralité. Chacun son minimalisme. Merci pour cet excellent article 🙂

  • Emilie dit :

    Ahhh… le minimalisme !
    Je me suis lancée il y a un mois dans un ENOOOORRRRMMMMMEEEE désencombrement dans la maison… Pourquoi, pour qui? J’en sais rien ! Peut être l’effet d’être enceinte de savoir qu’on ne va pas déménager, même si on va être 4 et non comme quand on a louer cette maison… Et oui, j’ai TROP de place maintenant que j’ai commencé… Les pièces sont mal agencées, certaines trop grandes, d’autres trop petites… Mais on va faire avec en attendant de pouvoir vendrenotre commerce et se lancer dans une nouvelle aventure ! Mon avantage contrairement à toi c’est que mon homme me suit dans la démarche. Même si au début, c’était « C’est ton bordel, pas le mien »… il a fini par faire un tri dans ses livres qu’il ne lit jamais deux fois (contrairement à moi où quand je les garde, je sais que je les relirai.. jusqu’à en avoir marre et les vendre!).
    Et en ce moment, j’ai un projet un peu fou… une tiny house ! J’aimerai beaucoup … certes, il va falloir faire encore beaucoup de vide/tri/vente/don, mais je suis sûre qu’à terme, on peut y arriver. Le seul hic, c’est les enfants. Parce que même si on a limité leur bordel, on a quand même besoins de pas mal de chose pour eux, notamment la baignoire de douche (un gros truc qui prend de la place mais qui se revendra facilement plus tard), la chaise haute (oui, malheureusement, je ne mange pas sur une table basse – problèmes de genoux! – donc oui, il faut une chaise adaptée à mes enfants ! et pour l’instant, pas question de penser à laisser ma fille de 18 mois seule dans les escaliers ( je ne parles bien entendu pas du bébé qui naitra en novembre!!).
    Je t’ai rejoins quand tu dis que c’est par étape qu’on vide. Je vide des morceaux de pièce, je vends/jette direct (en effet, le coup au moral de voir tout ce qui attend de partir!) puis m’attaque à la prochaine pièce. Je sais que je reviendrai au fur et à mesure sur les pièces déjà faite car il y aura d’autres choses à jeter mais comme je le lis souvent « fait est mieux que parfait! » J’ai dégrossi le travail, je peaufinerai les détails par la suite !
    On ne nait pas minimaliste – je suis de celle qui garde « au cas où » comme on m’a toujours appris! Mais là, il y a eu un trop plein, et PAF le déclic. Le livre de Béa Jonhson est dans ma bibliothèque depuis 2 ans (acheté lors de ma première grossesse) mais jamais fini parce que je n’accrochais pas, ce n’était pas le moment à priori mais je VAIS le lire d’ici peu! Je viens de finir « Vivre heureux dans un petit espace » de Dominique Loreau et pfiouuuuu, il y a des choses où je n’accroche pas mais d’autres qui m’ont ouvert l’esprit ! C’est le fait de savoir que je laisserai TOUT MON BORDEL à mes enfants le jour de ma mort… Inutile d’ajouter trop de souffrance, de problèmes,… ils auront bien assez de choses à gérer ce jour là pour que je leur « simplifie » la vie : je ne compte pas leur laisser une maison de 150m² à vider de tous les souvenirs. Non, il n’y aura que le minimum vital et ce sera gérable. Je sens que je vais en toucher deux mots à mes parents sous peu… Pas que je sois pressée de les voir « partir » mais ils ont une maison très remplie de 200m² où tous les espaces sont exploités : sous sol et grenier.. Ce n’est pas ce que je souhaite faire pour mes enfants !
    Bref, je m’égare ! Mais je te suis à 100% sur le minimalisme!

  • lathelize dit :

    Mon mari et moi y pensions beaucoup, avec le désir avoué de partir autour de 50 ans, finir notre vie professionnelle en nous mettant au service d’autrui, ici ou ailleurs. Mais on ne faisait pas grand chose concrètement. Et puis, la vie, le chomage longue durée, la leucémie aigue de notre fils ainé, 26 mois dans l’unité protégée d’un service d’oncologie pédiatrique…
    En sortant de là, il nous a fallu 2 ans de réappropriation de nos vies et de construction de notre famille.
    Et puis, on s’y est mis. Notre idée est que chacune de nos actions soit porteur de sens, qu’on s’alimente, qu’on inscrive nos enfants dans nos écoles, qu’on s’habille.
    Le dernier pan non « aligné » de nos vies était ma vie professionnelle. J’ai démissionné il y a quelques jours.
    Plus on fait, plus on découvre qu’il y a à faire. Et il y a surtout le quotidien, le fait qu’on vive dans un monde fondamentalement consumériste.
    Dans ma famille, le bagage culturel a toujours été plus valorisé que la consommation, héritage de générations de paysans du Cantal devenus fonctionnaires grâce à l’école publique. Je pense que la simplicité heureuse est plus simple quand on a grandi dedans.
    Je pense aussi que le minimalisme n’est pas juste une histoire de mode de vie « extérieur » qu’il doit aussi être un guide la vie « intérieure ». Etre authentique, vraie, dans ses pensées, dans ses relations, c’est aussi cela le minimalisme. Et c’est super dur!
    Merci beaucoup pour ces articles ( et pour tes nombreux autres que j’ai toujours plaisir à lire).

  • Alice dit :

    Coucou Laurence, je découvre ton blog avec beaucoup de plaisir et beaucoup d’intérêt. Je suis moi-même très grande lectrice de Dominique Loreau et j’ai également assisté à la conférence de Béa Johnson quand elle est passée en Belgique. Nous avons beaucoup de points communs, je trouve. J’ai d’ailleurs récemment aussi écrit un article sur mon blog à propos des livre de D. Loreau 🙂 Excellente continuation, je reviendrai régulièrement sur ton blog où il fait bon vivre !

  • Lucile dit :

    Salut,

    La consommation est vraiment un combat de tous les jours. Je pratique le minimalisme depuis .. toujours j’ai l’impression. Comme je suis toujours sur la route je vie avec un sac et toute ma vie tiens dedans. Du coup, quand j’achète des produit ils doivent répondre à certaines normes : solides, en fibres naturelles, de bonne qualité, éthique et tant qu’il est possible garantie à vie.
    Je t’explique pas comme la recherche à été longue !
    De ce fait, j’ai fini par mettre tout ses produits en communs et de créer ma boutique minimaliste.
    Oui, je me suis dit que l’idée pourrais plaire à d’autres.
    D’ailleurs si cela vous intéresse, je te met le liens : http://positivessence.fr/boutique-minimaliste/

    Ensemble consommons moins, consommons mieux !
    Au plaisir de te lire
    Lucile

  • Stéphanie dit :

    Je suis passionnée de déco et j’ai un peu tendance à accumuler la vaisselle ancienne comme lu plus haut (donc pas de minimalisme de ce côté) mais je m’attache depuis très longtemps à n’acheter que du durable et de bonne qualité, une bonne solution de ce point de vue est d’acheter d’occasion : des meubles qui ont déjà vécu mais qui malgré leur âge sont en excellent état, preuve de leur solidité, pareil pour mes vêtements souvent de seconde main mais de belle facture et de style intemporel pour les garder longtemps! Les ustenciles de cuisine anciens sont aussi un belle piste, de la fonte, de l’émaillé, des bocaux en verre, des vieux sous-plat en fonte… beaux et durables!! Quant à la salle de bain, c’est là où j’ai le plus de facilités à être minimaliste car passer à la slow cosmétique quand on ne se maquille jamais c’est pas trop compliqué et je m’y tiens sans souci depuis 3 ans! Je pense comme toi que l’éducation joue un rôle car ma sœur est comme moi mais que tout le monde peut changer

  • cecile dit :

    Je suis impressionnée par ton article, parce qu’il me correspond tellement. C’est tellement rassurant de pouvoir lire ce que l’on pense depuis si longtemps. Mettre des mots sur tellement de sujet qui font de moi ce que je suis. Comme par exemple le fait que sans le savoir j’ai toujours été minimalisme, ce terme pourtant si évocateur, je l’ai découvert il y a peu de temps. Comme une libération je me suis dis que j’étais juste normal, que beaucoup de gens pensais comme moi et que je devais même persévérer dans ce choix de vie. Comme toi, j’ai un obstacle de taille, mon conjoint qui semble ressembler étrangement au tien. Il est donc difficile de faire le tri, dans ses affaires, j’ai bien ri quand j’ai vu que tu jetais ces affaires quand il les avait oublié. J’ai toujours été stressée par la politique et toutes ces discussions qui peuvent pourrir des soirées comme s’il y avait une solution. Qu’est ce que ça fait du bien de te lire, de se dire que oui c’est normal de penser ça. Nous en bas de l’échelle, on est les seules à pouvoir changer ce monde de consommation excessive, stress, déchets et tout ce qui va avec. Je te dis merci pour ces mots si bien écrit ! c’est comme si j’avais envie de décrire ce que je ressens au plus profond de moi et que quelqu’un l’avais fait pour moi, alors merci beaucoup ! Vraiment !

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