Vivre heureux dans un petit espace

J’aime beaucoup Dominique Loreau. Comme je le disais sur ma page Facebook, c’est grâce à elle si j’ai commencé à m’intéresser au minimalisme il y a presque 10 ans avec « L’art de l’essentiel », et j’ai dévoré tous ses bouquins par la suite. J’apprécie son style simple et sans chichi, et le raffinement qui s’en dégage propre à la culture japonaise dont elle s’inspire.

Je suis tombée sur cet ouvrage complètement par hasard, en cherchant un cadeau à offrir dans une librairie. Bien-sûr, je n’ai pas pu résister, d’autant plus que le fait de réduire la surface de son logement est un concept très en vogue, prôné notamment par Béa Johnson qui est passée de la grosse maison américaine de 280m2 à un pavillon plus cossu.

Avoir un toit est un besoin primaire qui apporte confort et sécurité. Réfléchir à sa « façon d’habiter » revient finalement à savoir comment l’on veut mener sa vie.

vivre heureux dans un petit espace

AVANTAGES D’UN PETIT CHEZ SOI

Vivre heureux dans un petit espace

Avec l’avènement du consumérisme, on a tendance à la démesure : grande maison, grand écran plasma (dans chaque pièce), frigo américain… Mais est-ce que cela nous rend plus heureux, plus libre, plus sécurisé ? On a tendance à penser que le luxe c’est l’espace, mais n’est-ce pas plutôt une manière de gonfler son égo en affichant sa réussite sociale ?

Plus de temps et de vitalité
Plus la surface de vie est petite et moins il y a de travaux d’entretien et d’embellissement à réaliser fréquemment, moins d’énergie dépensée à faire le ménage et tondre le gazon. Ce qui nous procure plus de temps pour des activités qui nous plaisent vraiment, et nous libère l’esprit de toutes ces contraintes.

Plus de liberté
Réduire ses mètres carrés, c’est aussi des frais d’acquisition plus bas, et donc des traites mensuelles moins importantes (loyer ou remboursement de crédit et charges). Cela induit des responsabilités moindres, on se sent moins esclaves du travail et donc plus libres et indépendants. On atteint plus vite une « indépendance financière » qui est le graal d’une vie libre et sereine.

Plus de sérénité
Une maison simple attire moins la convoitise et risque moins d’être cambriolée. À quoi bon travailler comme un forcené pour avoir une grande maison remplie de biens de valeur, si c’est pour vivre constamment dans la peur de se faire voler ?! Certains investissent des sommes colossales en alarmes et systèmes de sécurité, mais ça ne suffit pas toujours à acheter leur tranquillité d’esprit.

Une petite maison est plus facile à meubler confortablement, à entretenir, à gérer, à acheter (ou louer) et à revendre.
Quand on a peu de biens matériels et que l’on s’est détaché de cela, on n’a pas besoin de beaucoup de mètres carrés pour vivre, ce qui procure une grande légèreté. Ce qu’il faut rechercher dans un logis, c’est le repos, l’équilibre et l’apaisement du corps.

Ce qui rend heureux, ce n’est ni l’espace, ni les meubles, ni les possessions mais la légèreté et l’insouciance d’une vie dans un corps en bonne santé et un esprit libre d’un maximum de contraintes sociales, délivré de la poursuite incessante de plaisirs de pacotille

Éviter les chambres d’amis presque jamais occupées (préférer leur payer une chambre d’hôtel quand ils viennent nous rendre visite) ou les pièces qui servent de débarras. Plus le logement est vaste et plus il faut le meubler, le décorer et l’aménager (et plus nous le remplissons de choses dont nous n’avons pas vraiment besoin).

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FAUT-IL ACQUÉRIR SON LOGEMENT ?

Souhaiter être propriétaire de son toit semble naturel et légitime, car le fait d’être vraiment chez soi procure une sécurité en l’avenir et une forme de stabilité dont nous avons tous besoin.
C’est l’une des décisions les plus importantes que nous avons à prendre dans notre vie, car ce n’est pas rien de s’endetter pour 20 ou 30 ans… mais c’est toujours mieux que de rester tributaire d’un propriétaire et payer chaque mois un loyer à fond perdu.

Le meilleur compromis qu’elle propose : acheter petit ! Car plus tôt on aura terminé de rembourser son emprunt (ce qui induit quelques sacrifices), plus on sera capable de devenir rapidement indépendant financièrement. Elle conseille d’ailleurs d’investir le plus tôt possible, avant même d’avoir des enfants.

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PLUS C’EST PETIT, PLUS C’EST COSY

Vivre heureux dans un petit espace
Intérieur de la maison 4×4 dessinée par le japonais Tadao Ando 

L’homme comme l’animal, aime les petits espaces car il aime les limites. L’habitation idéale serait un petit logis « juste à notre taille », car le confort c’est d’abord un espace bien conçu. Les proportions « justes » d’une pièce exercent un bien-être psychologique sur ses habitants.

Plus que dans la taille, le charme d’une maison réside dans son intimité et son atmosphère chaleureuse. En général, la promiscuité encourage la convivialité.

Un petit logement apporte les mêmes bénéfices que le travail de désencombrement : on se sent apaisé et recentré. On a le sentiment de vivre dans un intérieur « édité », ou tout semble important, choisi avec soin, parmi le meilleur.

Le luxe, c’est d’abord vivre sereinement, avec fluidité et aisance. C’est avoir la faculté d’habiter chaque moment intensément, lentement, sans soucis, sans désirs impossibles

D’autre part, les petits espaces sont souvent plus pratiques, mieux agencés. En effet, la place étant comptée, on a tendance à optimiser le moindre recoin, à choisir des meubles petits et fonctionnels. Cela peut se faire sans renier l’esthétique, bien au contraire. Elle cite d’ailleurs au long de cet ouvrage quelques astuces pour rendre une petite surface spacieuse et confortable, en choisissant des nuances claires par exemple, en jouant sur les textures, tapis, rideaux, étagères…

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SE DÉTACHER DU REGARD DES AUTRES

Vivre heureux dans un petit espace

Nous avons grandi dans une société qui prône la consommation, le paraître, l’argent et la réussite sociale. Nous sommes imprégnés de cette culture, à tel point que rares sont les personnes à remettre en question ces « valeurs » imposées.
Les systèmes politiques et économiques déploient beaucoup de moyens pour nous faire croire qu’il est plus important de gagner sa vie que de la vivre, et que la sûreté de l’emploi puis de la retraite donne une sens suffisant à l’existence humaine.

La publicité et les médias participent également à véhiculer une image standardisée du bonheur « de masse » : atteindre tel idéal de beauté physique, trouver l’amour par tous les moyens, posséder certains objets (smartphone, voiture, four à micro-ondes, aspirateur robot…). Nous ne nous rendons pas compte que nous sommes ainsi infantilisés, guidés dans nos choix et abrutis par ces modèles imposés.

Il est donc important de prendre conscience de cela, d’aiguiser son regard critique pour avoir le courage de prendre son autonomie et de vivre librement comme on l’entend. C’est en changeant notre attitude envers la vie en général et en modifiant notre sens des valeurs en particulier que nous pourrons évoluer et ne plus nous soucier du regard des autres.

La vraie richesse, c’est savoir mener sa vie de façon harmonieuse et équilibrée, se contenter de revenus modestes pour travailler moins. C’est se créer une vie riche autant sur le plan esthétique, intellectuel et spirituel que social.

Et si le vrai luxe n’était ni palpable, ni matériel ? D’après elle, le luxe authentique est avant tout de vivre libre. Libre du « qu’en-dira-t-on », des conventions sociales. Libre d’être soi, d’adhérer et de mettre en pratique ses propres valeurs.

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LA « TINY HOUSE », MAISON DU FUTUR ?

Vivre heureux dans un petit espace

Elle parle à la fin du livre du développement des « tiny houses« , mouvement qui vient principalement des États-Unis, et qui ont commencé à fleurir après la crise du logement liée aux « subprimes ». Ce sont de toutes petits maisons, de moins de 20m2 généralement, qui sont même prévues pour être mobiles.

La première à être apparue en France en 2013 a été construite par Yvan Saint-Jours, journaliste et fondateur du magazine « La maison écologique ». Le projet de Laetitia et sa « maison baluchon » a également fait parler de lui dans les médias.

Déjà en 1952, Le Corbusier était un précurseur puisqu’il avait construit son « cabanon » en bois dans le sud de la France, où tout était prévu et optimisé pour vivre avec seulement l’essentiel.

Au Japon, pays ou les centres villes sont surpeuplés, construire de petites habitations est devenu un vrai défi pour les architectes. C’est le cas de Tadao Ando, qui a imaginé une maison en béton de 4 mètres par 4 sur 4 étages, d’où son nom la « maison 4×4 ».

Cette nouvelle façon d’habiter « petit » semble être une vraie solution d’avenir, afin de palier à la surpopulation des villes, mais également pour moins gaspiller l’énergie et économiser les ressources naturelles. Et si vivre dans un petit espace devenait l’une des meilleures solutions écologiques du futur ?

Vivre dans plus petit pour changer le monde peut sembler utopique. Certes. Mais sans l’utopie que resterait-il de l’espoir ?

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CE QUE J’EN RETIRE

J’ai beaucoup aimé ce livre, où je trouve que l’auteur se renouvelle par rapport à ses dernières publications qui tournaient un peu en rond, tout en restant dans son style reconnaissable.

Encore une fois, il y a pas mal de références à la culture et à l’art de vivre japonais, ce qui n’est pas pour me déplaire car je suis très attirée par leur sens du dépouillement et du raffinement (concept du wabi = faire du dénuement une esthétique). On y apprend par exemple qu’au 19ème siècle, le gouvernement a tout fait pour que se nourrir, s’habiller et se loger simplement soit considéré comme vertueux, pur et esthétique. Il rejetait tout ce qui se rapportait à l’artificiel, la richesse et l’ostentation. Les japonais faisaient un culte visant à atteindre la perfection dans la mesure, l’authenticité, la sobriété et la réserve (concept du Sehin qui demeure encore dans les valeurs de la société nippone).
On est bien loin de nos cultures capitalistes actuelles qui mettent en avant la possession clinquante et la réussite matérielle !

Je connais une architecte d’intérieur qui a rénové une vieille bâtisse en pierres avec beaucoup de goût, elle est d’ailleurs apparue dans de nombreux magazines de décoration (et fait la joie des boards Pinterest !). Pour avoir visité sa maison, je peux vous dire que c’est impressionnant et que l’on a immédiatement envie d’y vivre. L’espace cuisine / salle à manger / salon est majestueux, avec une surface d’une centaine de mètres carrés et une belle hauteur sous plafond, qu’elle a réussi à réchauffer avec des tons clairs, des matières chaleureuses et une belle luminosité. Mais elle m’a confiée que cette pièce n’était pas aussi agréable à vivre qu’elle en avait l’air, car elle était difficile à chauffer, bruyante à cause du volume et pas assez « cosy ». Comme quoi parfois, il faut arrêter de fantasmer sur les images soi-disant « parfaites » que l’on croise sur papier glacé.
Je suis donc assez convaincue par ce qu’elle défend dans son livre, que ce n’est pas l’espace qui crée le confort et le luxe, mais bien l’agencement, le jeu des lumières, le choix des meubles et de la décoration sélectionnés avec soin et adaptés à l’espace.

Elle dédie tout un chapitre à la solitude, et au fait que l’on devrait tous avoir un « coin à soi » pour se retrouver seul(e), même lorsque l’on vit en famille. En tant qu’introvertie, j’ai besoin de ces périodes de solitude et de repli sur soi, de mon espace d’intimité. Et c’est vrai que si l’on essaie de faire en sorte (dans la mesure du possible) que nos enfants aient « leur espace », une chambre chacun, les adultes n’ont souvent qu’un seul espace « personnel » à se partager. Cela m’a fait pas mal réfléchir, et comme j’en parlais dans les commentaires de mon article sur le sommeil, il n’est pas toujours facile et naturel de dormir à deux dans le même lit. On n’a pas, au sein d’un couple, les mêmes rythmes de sommeil, les mêmes phases d’endormissement, ce qui a tendance à nous dérégler ou à nous faire subir les insomnies de l’autre. Ça va peut-être en faire bondir certain(e)s, mais ça me paraît intéressant que chacun ait « son espace », ce qui ne veut pas dire faire chambre à part (!), mais avoir un endroit de repli lorsque l’on souhaite s’adonner à une activité comme la lecture, la peinture, l’écriture, tout ce qui demande calme et tranquillité; mais aussi pour s’isoler certaines nuits ou l’on a besoin de recharger les batteries à fond, ou lorsque l’on tourne en rond et que l’on ne souhaite pas déranger l’autre. Cela évite l’option « canapé inconfortable » qui est souvent de mise dans la plupart des foyers ! En tout cas c’est une idée que je garde en tête pour mon prochain logement, et même si cela peut paraître « anti-minimalisme », c’est un meilleur compromis il me semble que sa proposition de vivre dans deux appartements séparés sur le même palier !

Cette lecture tombait à point nommé, car nous avons comme projet de changer de région dans les mois à venir, pour nous installer (temporairement) dans notre petite maison de vacances ! Ça fait rêver comme ça, mais il faut savoir que nous allons passer de 95m2 à environ 65m2 à quatre. Pour ma part, ça ne me fait pas du tout peur, je le vois même comme un challenge minimaliste, et la possibilité pour moi d’aller au bout de ma démarche de désencombrement et de retour à l’essentiel initiée il y a quelques années. Lorsqu’on en parle autour de nous, on récolte des réactions perplexes et étonnées du genre « mais c’est vraiment petit pour y vivre à plein temps, vous allez faire comment ? et c’est déjà meublé, vous allez faire quoi de vos meubles ? j’espère que le « temporaire » sera court, car vous allez être à l’étroit avec les enfants ! ». Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que je me suis détachée aujourd’hui du « matériel » au point de n’avoir aucun état d’âme à vendre tous mes meubles, que ma garde-robe est optimisée au point de rentrer facilement dans le petit dressing de la chambre, et que je me réjouis d’avance de tester la vie à quatre dans un petit espace !

Nous savons tous au fond de nous et sans même l’avoir appris, que la meilleure façon de vivre est celle du « juste milieu » : une vie doucement raisonnable, un équilibre parfait entre l’action et la paresse, entre la pauvreté et la richesse, entre le grave et la légèreté, entre le sérieux et l’excentricité.

 

Et vous, quelle est votre position par rapport à cela ? Vous préférez vivre dans un petit espace bien agencé, ou pour vous « grands espaces » riment avec confort et réussite ?

15 Comments

  • Véro dit :

    Par obligation, nous vivons à trois dans 60 m² en location car les prix en ville sont inaccessibles. J’ai mon coin à moi dans la salle à manger pour coudre et lire et mon chéri a son endroit dans la chambre. Cela nous convient très bien. Notre fille de 21 ans vit avec nous et pour agrandir son espace elle dort dans un lit superposé avec son chéri. Il est sûr que si nous n’avions pas notre débarras, il serait compliqué de garder la machine à laver et le sèche-linge mais je rêve de quelques mètres carrés en plus. Le minimalisme j’adhère mais quand on est trop entassés c’est un peu la crise de nerf qui couve.

    • Hello Véro,
      Oui je comprends, quand c’est subi ce n’est jamais très facile. D’autant plus lorsque l’espace na pas été agencé et prévu dès le départ pour notre utilisation, et en location pas question de faire des travaux coûteux pour agencer l’espace au mieux de nos besoins.
      Quand je parle de 65m2 à quatre, je sais que c’est une situation temporaire et que l’espace est optimisé au mieux pour notre utilisation (nous avons fait des travaux de rénovation il y a 2 ans). Alors forcément, dans un espace si réduit, impossible d’avoir chacun son espace même si de manière naturelle je m’approprie un peu la chambre et mon homme le salon ! Je crois que chacun doit déterminer la taille du logement dans lequel il se sent bien, en fonction de ses activités, du nombre (et l’âge) des occupants du foyer. J’aurai à l’esprit cette idée que « trop d’espace n’est pas nécessaire » lorsque je construirai ou rénoverai notre future maison, puisque ça fait partie de nos projets à moyen terme (mais c’est sûr que ce sera plus de 65m2 !).
      On est bien d’accord que trop de promiscuité n’est pas agréable et ne permet pas de s’isoler quand on en a besoin (on le voit bien quand on part dans un petit appart au ski à plusieurs !). Encore une fois, il faut trouver son « juste milieu », une habitation à notre taille. Il me semble que les « tiny houses » sont appropriées lorsque l’on vit seul, ou en couple mais en passant beaucoup de temps dehors !
      Belle journée à toi

  • Véro dit :

    Oui, le concept des tiny houses me plaît bien, mais en effet si le temps est mauvais je craindrai l’implosion ! Je n’ai jamais vécu dans de grandes maisons. Celle-ci est la plus grande que j’ai jamais connue car j’ai vécu en Cité U et mon appart de célibataire faisait 35 m² sans chambre. D’où l’importance de la pièce séparée pour la chambre. Et comme j’ai horreur de faire le ménage, je te rejoins sur « trop d’espace n’est pas nécessaire ».
    Belle journée

  • Je ne pense pas qu’une tiny house serait adaptée pour nous, mais je trouve aussi la taille de certaines maisons en Amérique du Nord excessive! Nous sommes 2 pour l’instant mais dans une maison avec 3 chambres… En effet, rien ne nous rendrait plus heureux que de pouvoir agrandir la famille donc nous avons acheter en conséquence.
    Pour dormir, nous avons un lit king size, qui prend beaucoup de place certes mais nous permet d’avoir chacun de l’espace pendant la nuit ou au contraire de nous blottir ensemble.
    Et je te rejoins sur le besoin d’espace. Ils nous arrivent d’être un en haut et un en bas, chacun avec son activité 🙂 Je m’étais fais exactement la même réflexion sur le fait que les enfants ont souvent leur propre chambre mais les adultes non…

    • Hello,
      Vous avez bien fait de prévoir des chambres si vous avez l’intention de les remplir 🙂
      C’est clair qu’une maison de 280m2, c’est abusé, je ne saurais pas quoi en faire (et puis c’est femme de ménage obligatoire !!). En France aussi certains s’enflamment, mais ça reste tout de même plus raisonnable (entre 120 et 180m2 en général).
      Aahhh le lit king size ! Chez moi nous sommes encore avec un 140, on n’a pas la place dans la chambre de mettre plus grand et on se sent un peu à l’étroit (160 dans la maison de vacances, ça change tout !).
      Oui pourquoi les enfants auraient chacun leur chambre et pas les parents ?! Mon homme fait pas mal d’insomnies en ce moment à cause du stress au travail, il finit donc souvent devant la télé sur le canapé avec un mal de dos ! Je préfèrerait qu’il ait son petit espace à lui avec un lit confortable (et une télé bien sûr, alors que moi je ne supporte pas l’écran dans la chambre… c’est l’endroit où j’adore lire et écrire).

  • FH45 dit :

    Hello!
    J’ai habité dans diverses surfaces seule, en couple ou en famille et j’avoue préférer les petits espaces (je n’aime pas le ménage). Mais rares sont les petits espaces bien aménagés et esthétiques. Du coup, si on déménage un jour, on pense faire construire une maison sur une centaine de m2 pour 4 personnes. Mes critères : baies vitrées, atelier, grenier, de plain-pied, un garde-manger collé à la cuisine, une buanderie à proximité de la salle de bain, des placards intégrés et une entrée bien organisée.
    A bientôt!

    • Hello toi !
      Pareil, j’ai toujours vécu dans des surfaces très raisonnables (35m2 à deux, puis 50 et 95 à quatre), je crois que ça me rassure (et je suis bien d’accord, le ménage est plus vite fait, et on a moins tendance à entasser des trucs inutiles). Nous aussi on compte faire construire ou rénover, une surface d’environ 120m2. Je m’amuse souvent à faire les plans de cette « maison idéale » et à mettre plein d’annotations dans un carnet ! Je vois qu’on a pas mal de critères en commun 😉 baies vitrées pour la luminosité, de plain pied en L, garde-manger à côté de la cuisine avec des étagères pour tous les bocaux et un congélateur, une « grande » suite parentale avec deux chambres qui communiquent, une buanderie pratique vers la salle de bain, sous-sol éventuellement pour la cave à vins de monsieur (il est passionné !), des panneaux solaires, un potager…
      Je m’y vois déjà, c’est beau de rêver 🙂

  • FH45 dit :

    Et une vue magnifique!

  • Eloïse Baker dit :

    Article très très intéressant et sublimes photooooos.
    Bref, j’avais entendu parlé de ce bouquin, dans un magazine il me semble, et je mettais dit qu’il faudrait que je l’ajoute à ma wish list.

    Je suis tellement d’accord avec tout en théorie. Mais pour avoir grandi dans un HLM des années 60, avec une cuisine où l’on ne pouvait pas s’y tenir côte à côte à deux…j’ai depuis l’habitude de croire que le luxe, c’est véritablement l’espace.

    En même temps, je pense que je pourrais me contenter d’un minuscule appartement, ou toit si j’avais accès à un extérieur. Peut-être que la yourte est faite pour moi 🙂

    • Hello Eloïse et bienvenue 😉
      Merci beaucoup 😉 Je comprends ce que tu veux dire, quand c’est subi et mal optimisé, le manque d’espace peut être un vrai calvaire ! Il faut vraiment il me semble trouver la taille qui nous convient, sans tomber dans le minuscule un peu extrême. Pour ma part je n’ai plus de désirs de grandeur comme c’était le cas il y a plusieurs années, je n’y vois que des inconvénients. Après c’est clair qu’avoir une maison avec un extérieur permet d’agrandir l’espace symboliquement !

  • Anaïs dit :

    Je pense que tu mets le doigt sur quelque chose de très juste : « Ce n’est pas l’espace qui crée le confort et le luxe, mais bien l’agencement, le jeu des lumières, le choix des meubles et de la décoration sélectionnés avec soin et adaptés à l’espace. » Notre appartement ne fait que 28m2, mais l’agencement – conçu par un architecte – est tel que nous avons quand même une cuisine, une salle de bain et une chambre séparés, avec portes et murs (et oui !). Du coup, ça étonne souvent nos invités quand ils apprennent la superficie de notre modeste demeure… Par contre je ne suis décidément pas portée sur le minimalisme, j’aime trop mes souvenirs et mon cabinet de curiosités bariolé ! 😀

    • Hello Anaïs,
      Merci pour ton retour, je suis persuadée qu’un petit espace bien agencé et bien décoré peut être très agréable à vivre 😉
      C’est sûr que le minimalisme n’est pas fait pour tout le monde, il faut aimer le vide et les espaces épurés ! Je n’ai jamais apprécié les collections et les accumulations, même si comme tout le monde je suis attachée à certains objets souvenirs. Sinon, tu arrives à caser un cabinet de curiosités dans 28 m2 ?!
      À bientôt

  • Aurore dit :

    Bonjour,
    je viens de découvrir ce blog grace à Julie de Friendly Beauty et je passe d’un article à un autre en étant très agréablement surprise. J’ai beaucoup apprécier les articles concernant les livres empruntés ça me donne quelques idées pour ma prochaine visite à la bibliothèque. Je ne pense jamais à emprunter autre chose que des romans allez savoir pourquoi !
    Et cet article ! Quand je le lis ça semble d’une évidence, il faut absolument que je trouve cet ouvrage car j’ai déjà appliqué certains de ces concepts : être propriétaire ( = avoir fini de rembourser la banque) tôt d’une surface correcte avec un espace extérieur (90m2 à 3 maintenant, si on ne compte pas le chat) et s’est décidée à acheter avant d’avoir mon fils.
    Je vais continuer ma découverte du blog.

    • Hello Aurore,
      Bienvenue à toi, je suis ravie que ces articles te plaisent 🙂 Pour ma part ça fait très longtemps que je n’ai pas emprunté de roman !
      J’ai bien aimé aussi les idées développées par D. Loreau dans ce livre, ça permet de confirmer des idées que l’on a intégré sans trop s’en rendre et se dire que c’est très bien comme ça.
      À bientôt

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