Comment perdre du poids simplement et durablement ?

Pour dresser rapidement le tableau, je n’avais pas beaucoup de poids à perdre. Mais tout de même, après mes deux grossesses (où j’ai pris 20kg à chaque fois), il me restait 5-6 kilos récalcitrants qui s’étaient gentiment installés (autour de ma taille essentiellement). Et puis surtout, un peu de cellulite disgracieuse sur le ventre (instant glamour !), chose que je n’avais jamais connu auparavant.

Bref, habillée ça ne se voyait pas vraiment, d’autant plus que j’ai une silhouette assez élancée, d’où l’incompréhension de mes proches lorsque je parlais de ces kilos installés qui m’ennuyaient. Mais justement, j’y pensais à chaque fois que je m’habillais, en veillant à ne pas marquer la taille et le ventre. Trois ans après la naissance de ma fille, je me suis dit qu’il était temps de reprendre les choses en main, et de prendre le temps de m’occuper un peu plus de moi… ce qui ne veut pas dire que je me suis laissée allée pendant tout ce temps, loin de là, mais la fatigue s’est installée, l’envie de faire du sport s’est éloignée, les petites sucreries du soir sont devenues un rituel (instauré par mon homme, incorrigible gourmand).

Et puis au-délà du poids et de l’aspect esthétique, c’est surtout un gros manque d’énergie, accompagné de coups de pompe et de rhumes, crèves, toux de plus en plus fréquents qui m’ont fait remettre en question mes habitudes.

J’ai toujours eu une alimentation équilibrée, j’aime cuisiner, manger du frais et du « fait maison » et je n’ai jamais grignoté entre les repas, mes parents m’ont donné de très bonnes habitudes. J’ai toujours été plutôt mince et sportive, enfin bon, même si ça devait faire 6-7 ans que je n’avais pas fait grand chose de ce côté là (comme l’explique Marie dans l’une de ses vidéos, on se considère sportive lorsqu’on l’a été dans notre jeunesse, même si ça fait très longtemps qu’on ne pratique plus – je m’étais beaucoup reconnue dans cette description !).

Après avoir lu pas mal de choses sur le sujet, en cherchant le meilleur compromis entre plaisir – simplicité – efficacité – santé, voilà ce que j’ai mis en place :

ALIMENTATION

Autant le dire de suite, je déteste les régimes. J’aime manger de tout, et je n’apprécie pas du tout les privations et les injonctions. Mais tout de même, pour garder un cap cohérent (et motivant), j’ai besoin de règles, d’un cadre presque scientifique (j’adore tout ce qui touche à la nutrition, j’aurai adoré bosser là-dedans).
Au fil de mes recherches, je suis tombée sur la question de l’indice glycémique des aliments, et de ses répercussions sur le corps et le stockage des graisses (et des coups de pompe qu’il provoquait après les repas). Ça m’a de suite parlé, j’ai dit « bingo c’est ce qu’il me faut ! ». J’ai donc entrepris un rééquilibrage alimentaire basé sur des aliments à indice glycémique bas. Je vous ferai un article dédié sinon celui-ci va être interminable, mais globalement voici les 3 règles de base :

Eviter le sucre, et pas uniquement les gâteaux, mais le sucre sous toutes ses formes. Surtout celui dont on se méfie le moins, tu sais, quand il se cache dans les pâtes, le pain, les pommes de terre… Que l’on appelle avec abus « sucre lent », comme pour dire « il est moins rapide donc moins violent », mais c’est un leurre, car il faut savoir qu’il est aussi vite assimilé que du sucre de canne et aussitôt stocké par l’organisme (sous forme de graisse) !
Donner à son corps les bons apports à chaque moment de la journée en fonction de ses besoins. C’est-à-dire des protéines le matin, un déjeuner solide composé de protéines – féculents – légumes, une collation (sucrée, yes !) vers 17h pour se rebooster jusqu’au soir, et un dîner léger composé surtout de légumes pour favoriser la digestion et l’endormissement.
Eviter les aliments « vides » qui n’apportent rien d’intéressant à l’organisme (encore une fois, les farines blanches par exemple) et favoriser ceux riches en nutriments, en vitamines et en fibres.

ACTIVITÉ PHYSIQUE

J’avais envie d’une activité « cardio » pour me vider la tête, me défouler et favoriser la perte de poids, mais également une discipline qui favoriserait le renforcement musculaire (surtout du dos où j’avais de plus en plus de douleurs, et de la sangle abdominale pour un meilleur maintient). Il fallait bien sûr que ce soit compatible avec mon quotidien de mum – working girl bien occupée, pas trop contraignant et flexible. J’ai donc opté pour :
– Le pilates : à raison d’une séance par semaine dans une MJC. Je l’ai pratiqué pendant un an, et j’ai trouvé que ça m’avait fait beaucoup de bien au niveau de la posture et des muscles profonds. Je n’ai pas vu un gros changement (visuel) au niveau des abdominaux, mais j’ai pris plaisir à y aller. Je ne me suis pas encore réinscrite cette rentrée, car des changements professionnels font que je ne sais pas encore comment je vais pouvoir m’organiser, mais j’espère pouvoir le faire au plus vite.
– Le running : c’est le cardio qui me paraissait le plus simple à mettre en place, le plus flexible et le moins cher ! C’est clair que ce n’est pas le plus fun, j’ai pratiqué l’athlétisme pendant 10 ans dans ma jeunesse, mais ça ne m’a jamais fait kiffer de courir seule face à un chrono. Mon parti pris ce n’est pas de courir longtemps ni très vite, mais régulièrement et sans me dégouter. Je fais donc des sorties de 40-45 min, deux à trois fois par semaine, à mon rythme. Je ne prépare pas un semi-marathon, ce n’est pas mon but, j’essaie juste de faire entrer cette activité dans mes habitudes pour me faire du bien.

BILAN

J’ai commencé le rééquilibrage alimentaire en juin dernier, et le running à peu près en même temps. J’en suis à -4 kg, sans privation ni frustration, malgré quelques écarts et séances de courses oubliées cet été ! Les kilos s’envolent assez vite au départ, ce qui est plutôt motivant. J’ai trouvé que mes jambes se sont rapidement affinées, ce qui a été une très bonne surprise puisque je ne m’y attendais pas… c’est certainement dû au running doux et régulier. Ma taille s’est petit à petit désépaissit et mon ventre a dégonflé, je me sens beaucoup moins lourde et ballonnée après les repas (glamour toujours).
Mais surtout, le plus important, c’est que je me sens beaucoup plus énergique et « en forme ». J’ai l’impression de me ré-approprier mon corps. Le fait de faire du sport et de manger plus léger le soir favorisent le sommeil, même si j’ai encore pas mal de progrès à faire de ce côté là !
Et pour la suite ?
J’aimerai perdre encore 2-3 kg pour retrouver mon poids de forme, mais sans pression, à mon rythme et surtout durablement. Le plus dur étant de garder ces bonnes habitudes sur la durée, on verra bien comment je vais gérer le running en hiver (et avec une nouvelle organisation, car un changement pro va m’obliger à me lever plus tôt pour aller courir – 6h30 pendant que les enfants dorment encore – alors que jusque là j’y allais après les avoir déposés à l’école). Géraldine a réussi à en faire son quotidien, pourquoi pas moi ?!
Quand au rééquilibrage alimentaire, je m’y suis très vite habituée et je compte bien garder ces bons réflexes sur le long terme. Je découvre de nouvelles saveurs, je suis complètement fan du pain d’épeautre et de kamut, et le fait de ne pas terminer mes repas sur une note sucrée ne me pose aucun problème (contrairement à mon homme qui doit lutter contre lui-même – ah oui il m’accompagne dans cette aventure, il avait aussi une petite bedaine à perdre !).
Mon prochain objectif pour ma forme et mon bien être, c’est le sommeil. Je me couche trop tard et ne dors pas assez (et pas assez bien), ce qui affecte pas mal mon énergie et ma patience pendant la journée. Affaire à suivre !

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